‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 673 sur 975 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Autre différence.

La loi salique ne permettait point la preuve par le combat singulier; la loi des Ripuaires 4, et presque ^ toutes celles des peuples barbares , la recevaient^, n me paraît que la loi du combat était une suite naturelle, et le remède de la loi qui établissait les preuves n^atives. Quand on faisait une demande, et qu'on voyait qu'elle allait être injustement éludée par un serment, que restait-il à un guerrier qui se voyait sur le point d'être confondu, qu'à demander raison du tort qu'on lui fusait , et de l'of&e même du parjure? La loi salique, qui n'admettait point l'usage des preuves négatives , n'avait pas besoin de la preuve par le combat , et ne la recevait pas ; mais la loi des Ripuaires 7, et celle des autres peuples barbares, qui admettaient l'usage des preuves négatives ^ , furent forcées d'établir la preuve parle combat.

Je prie qu'on lise les deux fameuses dispositions de Gondebaud 9 , roi de Bourgogne, sur cette ma-

' Cest oeloi où uaaQtrastk)D\ c'est^^ire on vassal du roi , en qui on supposait une plus grande franchise , était accusé. Voyez le Utre LXivi du PacUu legis taUcœ,

* Voyez le même Utre.

' Gomme U se pjraUque encore aiyoufd^hui 9P AngM<Wg.

4 Titxxxa;UtLVU,§2;titLix,84.

^ Voyez la note suivante.

fi Cet esprit parait l)ien dans la loi des Ripuaires, tit ux,^, et tit. Lxvn , S &; ^^^ ^^ capitulaire de Louis le Déimonaire, i^uté à la loi des Ripuaires , de Tan 803, art 32.

' Voyez cette loi.

s LaloidesFrisons,desLomi)^rds,de8Bavaroi8»deiS»]V)iit, des Thuringiens, et des Bourguignoos.

9 Dans la toi (f«^<Mir9iM^ii«n<, Ut. vui, g I «1,2, aOK les affaires crimioeUes ; et le Ut. xlv, qui porte encore sur les aCUff«

UVRE XXVIU, CHAPITM XVU.

tîère; on vertaqu'eiks sont tirées de la nature de ta chose. Il fallait, selon le langage des lois des barbares, ôter le serment des mains d'us homme qui en Yoalaitid)user.

Chez les Lombards , la loi de Rotiiaris admit des cas où elle voulait que celui qui s'était défendu par on serment ne pût plus être fatigué par un combat. Cet usage s*ét^it< : nous verrons dans la suite qnels maux il en résulta, et comment il fallut revenir à Ymudeame pratique.

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