‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 737 sur 975 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ContimiaUon da même sujet.

César > dit que, « quand un des princes décla- « rait à l'assemblée qu'il avait formé le projet de « quelque expédition , et demandait qu'on le suivit , « cQux qui approuvaient le chef et l'entreprise se ft levaient, et offraient leurs secours. Ils étaient « louésparlamultitude. Mais, s'ils ne remplissaient « pas leurs engagements, ils perdaient la confiance « publique, et on les regardait conune des déserteurs « et des traîtres. »

Ce que dit id César, et ce que nous avons dit dans le chapitre précédent , après Tacite , est le genne de l'histoire de la première race*.

tlnefautpasétreétonnéque les rois aient toujours eu à chaque expédition de nouvelles armées à refiiire, dTautres troupes à persuader, de nouvelles gens à engager; qu'il ait follu, pour acquérir beaucoup, qu'ils

> Dt BeUo Gallico, Ub. VI.

* SoiMPhiUppe-AngD8te,letéYéqiiesd*Orlétniet d*Àaxem t*éiant rattiés de rarmée avee lean troupes , mmu le prétexte que le prince n*y était pas en penoime, Us lurent ooDdamiiés à r amende ; Us en portèrent leurs plaintes an pape famooent m ; mais le pontf fe leor répondit qn'^yant oontrerena aox lois du royaume, ils étaient bien et justement condamnés, et devaient payer : ce quils firent * .(0.)

* MM. é» Drotl jml/ £<vl. franc, c. I , p. 60.

répandissent beaucoup; qu'ils acquissent sans par le partage des terres et des dépouilles , et qa^ils donnassent sans cesse ces terres et ces que leur domaine grossit continuelleme diminuât sans cesse ; qu'un père qui donnait à un de ses enfeuits im royaume y joignit toujours im sor'; que le trésor du roi fût régardé comme saire à la monarchie; et qu'im roi ne pût, même pour la dot de sa fille, en faire part aux étrangers sans le consentement des autres rois *. La monarchie avait son allure par des ressorts qu'il fallait toijyours remonter.

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