‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 75 sur 975 · LETTRE DUN NOUVELLISTE AU MDOSXBE · texte numérisé non relu

LETTRE DUN NOUVELLISTE AU MDOSXBE

« MON8EIONEUB ,

« Je suis le sujet le plus zélé que le roi ait jamais eu. C'est moi qui obligeai un de mes amis d'exécuter le projet que j'avais formé d'un livre pour démontrer que Louis le Grand était le plus grand de tous les princes quf ont mérité le nom de Grand. Je travaille depuis longtemps à un autre ouvrage qui fera encore plus d'honneur à notre nation , si Votre Grandeur veut m'aocorder un privilège : mon dessein est de prouver que, depuis le com* mencement de la monarchie, les Français n'ont jamais été battus, et que ce que les hisfiorietts ont dit jusquid de nos désavantages sont de vérita-

LETTIB& I blés impostures. Je sois obligé de les redresser

« CD bleo des occasions; etfose me flatter que je « brille surtout dans la critique. Je suis y^onsei- « goeur, etc. »

« MONSSIGNSUB,

« Depuis la perte que nous avons fiEÛte de M. le eomte de L. , nous tous supplions d'avoir la bonté de nous permettre d'élire un président. Le désordre se met dans nos conférences, et les affaires d'État n'y sont pas traitées avec la même discussion que parle passée nos jeunes gens vivent absolument sans égard pour les anciens, et entre eux sans dtedpline : c'est le véritable conseil de Roboam, où les jeunes imposent aux vieillards. Nous avons beau leur représenter que nous étions paisibles possesseurs des Tuileries vingt ans avant qu'ils fossent au monde; je crois qu'ils nous en chasseront à la fin, et qu'obligés de quitter ces Beax, où nous avons tant de fois évoqué les ombres de nos héros firançais, il fsudra que nous altions tenir nos conférences au Jardin du Roi ou dans quelque lieu plus. écarté. Je suis.... »

▲ Puis, le 7 de la lune de Gemmadi 2, I7is.

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