A M»" LA MARQUISE DE POMPADOUR
Piron est assez puni , madame , pour les mauvais Yers qu'on dit qu'il a faits; d'un autre côté, il en a ftlt de très-bons. Il est aveugle, infirme, pauvre, marié , vieux. Le roi ne pourrait-il pas lui accorder quelque pension ? 11 est beau de l'obtenir. C'est ainsi que vous employez le crédit que vos belles qualités vous donnent ; et , parce que vous êtes heureuse vous voudriez qu'il n'y eût point de malheureux. Le feu roi exclut la Fontaine d'une place à l'académie, à cause de ses contes : il la lui rendit , six mois après, à cause de ses fables K
le titie de Déjènse de fB9prit des Lois, que le pabHc a reçue comme un cbefnToeaTie de critique et un modèle de bon goût
* Montesqulea, mûri par Page, disait que, si les LeUre$ Ptrêane» étaient à imprimer, U en aorait retraucbé quelquesunes , dans lesqueUes le feu de la Jeunesse Tavait transporté ; qQ*oi>ltgé par son père de passer toute la Journée sur le code , U s*ea trouvait le soir si fatigué, que, pour s'amuser, U se mettait à composer une lettre persane, et que cela coulait de SA plume sans étude.
* n était, à cette époque, général n^Jor au service d'Autriche.
3 En 1753, Piron essaya inutilement de se faire recevoir à l'académie française : le roi lui refusait son agrément MoniBifiilea, qui était alors directeur de cette compagnie, écrivit aoisilôt à madame de Pompadour la lettre d-dessus, et cette démarche ne fàt pas sans succès : Louis XY accorda une pen* rtoo de aiUe livics à raoteur de to M^nmiaiiie.