PRUSIAS, FLAMINIUS, ARASPE
FLAMINIUS
Eh quoi ! toujours obstacle?
PBUSIAS.
De la part d'un amant ce n'est pas grand miracle 5. Cet orgueilleux esprit , enflé de ses succès. Pense bien de son cœur nous empêcher l'accès''; Mais il faut que chacun suive sa destinée. L'amour entre les rois ne fait pas l'hyménée? ,
' Comment peut-il dire qu'il est sans intérêt , après avoir dit publiquement, au premier acte , que Laodice est sa maitre.sse, qu'il n'a quitté l'armée que pour venir prendre sa défense? Voudrait-il cacîier son amour à Flaminius, et le tromper? un lei dessein convient-il h la lierté du caractère de Nicon)ède? Flaminius ne doit-il pas être instruit? (V.)
2 II faut comme elle l'est , pour l'exactitude , mais comme elle l'est serait encore plus mauvais. (V.)
3 Cette interrogation de Prusias, qui n'a rien dit pendant lo cours de cette scène, n'a-t-elle pas quelque chose de conu(jue? (V.)
4 Cette expression est encore comique, ou du moins familière ; Racine s'en est servi dans liajazct :
Toussons ù bout l'ingrat.
Mais le molingrat, qui linit la phrase, la relève. Ce sont de petites nuances qui distinguent souvent le bon du mauvais. (V.)
5 Toujours obstacle n'est pas français, et ijrand miracle n'est pas noble, il est du bas comique. (V.)
6 On ne dit point empêcher ù ; cela n'est pas français. Il nous empêche l'accès de cette maison : nous est là au dalif , c'est un solécisme; il faut dire : on nous défend l'accès de cette maison, on nous interdit l'accès; on nous défend, on nous empêche d'entrer. (V.)
7 Ce tour est impropre ; il semble que Us rois se marient l'un