PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE
PRUSIAS
Je ne puis plus douter.
Seigneur, d'où vient le mal que je vois éclater : Ces mutins ont pour chefs les gens de Laodice'.
FLAMINIUS
J'en avais supçonné déjà son artifice.
ATTALE
Ainsi votre tendresse et vos soins sont payés ^ !
' Laisser faire le peuple, expression trop triviale. Ne point répondre au peuple, expression impropre. L'escadron mutin qu'on aurait abandonné à sa confusion n'est pas meilleur. (V.)
2 Mais que veut Laodice ? sauver son amant ? c'est le perd re : il n'est point libre; il est en la puissance du roi. Laodice, en faisant révolter le peuple en sa faveur, le rend décidément criminel , et expose sa vie et la sienne , surtout dans une cour tyrannique dont elle a dit : Quiconque entre au palais porte sa tête au roi. On pardonnerait celte action violente et peu réfléchie à une amante emportée par sa passion, à une Hermione; mais ce n'est pas ainsi que Corneille a peint Laodice. Les mutins n'entendent plus raison, dit la Bruyère, dcnoûmenl vulgaire de tragédie. Ce dénoùment n'était pas encore vulgaire du temps de Corneille; il ne l'avait employé que dans Héraclius. On ne conseillerait pas d'employer ce moyen, qui serait trop grossier, s'il n'était relevé par de grandes beautés.
3 C'est ici une ironie d'Atlalc; il a dessein do sauver Nico mcde. (V.)