‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 145 sur 1093 · LA VEUVE, ACTE IV, SCÈNE VL · texte numérisé non relu

LA VEUVE, ACTE IV, SCÈNE VL

Il se venge en parole , et s'oblige en effet. On ne le voit que trop , rien ne le satisfait ; Quand on lui rend Doris, il s'aigrit davantage. Je joûrais , à ce compte , un joli personnage! Il s'en faut éclaircir. Alcidon ruse en vain , Tandis que le succès est encore en ma main. Si mon soupçon est vrai , je lui ferai connaître Que je ne suis pas homme à seconder un traître. Ce n'est point avec moi qu'il faut faire le lin , Et qui me veut duper en doit craindre la fin. Il ne voulait que moi pour lui servir d'escorte, Et , si je ne me trompe, il n'ouvrit point la porto ; Nous étions attendus, on secondait nos coups : La nourrice parut en même temps que nous , Et se pâma soudain avec tant de justesse , Que cette pâmoison nous livra sa maîtresse. Qui lui pourrait un peu tirer les vers du nez , Que nous verrions demain des gens bien étonnés;

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