‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 215 sur 1093 · LA LINGÈRE, LE MERCIER · texte numérisé non relu

LA LINGÈRE, LE MERCIER

LA LiNGÈBE, après qu'ils se sont entre-poussé une

boite qui est entre leurs boutiques.

J'envoîrai ' tout à bas , puis après on verra. Ardez, vraiment c'est-mon^, on vous l'endurera! Vousêtes un bel homme, etjedois fort vous craindre '

LE MEBCIEB.

Tout est sur mon tapis, qu' avez- vous à vous plaindre ?

LA LINGÈBE.

Aussi votre tapis est tout sur mon battant ' ; Je ne m'étonne plus de quoi je gagne tant.

LE MEBCIEB.

Là , là , criez bien haut , faites bien l'étourdie , Et puis on vous joûra dedans la comédie.

LA LINGÈBE.

Je voudrais l'avoir vu que quelqu'un s'y fût mis ! Pour en avoir raison nous manquerions d'amis? On joue ainsi le monde ?

LE MEBCIEB.

Après tout ce langage ,

' J'envoirai. C'est ainsi qu'on écrivait alors le futur du verbe envoyer. Le conditionnel suivait la même orthographe.

'■' Expressions populaires, et aujourd'hui entièrement inusitées Ardez est une abréviation de regardez : c'est-moii voulait dire c'est bien à mot. ( P. )

3 Buttant. « Grosse pièce de bois qui va de haut en bas du costé de la serrure, ez portes et huys et fenestres , dans laquelle s'enchâssent par un bout les traversins desdites portes , huys et fenestres, ou à clouds avec liens et croissants de fer au regard des portes. » ( Dictionnaire de Nicot- )

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