LA LINGÈRE, LE MERCIER
LA LiNGÈBE, après qu'ils se sont entre-poussé une
boite qui est entre leurs boutiques.
J'envoîrai ' tout à bas , puis après on verra. Ardez, vraiment c'est-mon^, on vous l'endurera! Vousêtes un bel homme, etjedois fort vous craindre '
LE MEBCIEB.
Tout est sur mon tapis, qu' avez- vous à vous plaindre ?
LA LINGÈBE.
Aussi votre tapis est tout sur mon battant ' ; Je ne m'étonne plus de quoi je gagne tant.
LE MEBCIEB.
Là , là , criez bien haut , faites bien l'étourdie , Et puis on vous joûra dedans la comédie.
LA LINGÈBE.
Je voudrais l'avoir vu que quelqu'un s'y fût mis ! Pour en avoir raison nous manquerions d'amis? On joue ainsi le monde ?
LE MEBCIEB.
Après tout ce langage ,
' J'envoirai. C'est ainsi qu'on écrivait alors le futur du verbe envoyer. Le conditionnel suivait la même orthographe.
'■' Expressions populaires, et aujourd'hui entièrement inusitées Ardez est une abréviation de regardez : c'est-moii voulait dire c'est bien à mot. ( P. )
3 Buttant. « Grosse pièce de bois qui va de haut en bas du costé de la serrure, ez portes et huys et fenestres , dans laquelle s'enchâssent par un bout les traversins desdites portes , huys et fenestres, ou à clouds avec liens et croissants de fer au regard des portes. » ( Dictionnaire de Nicot- )