CLITON, LA NOURRICE, MÉLITE, LISIS, CHLORIS
CLITON
D'où provient cette voix ?
LA NOURRICE
Qu'avez-vous , mes enfants.^
CHLORIS
Mélite, que tu vois...
LA NOURRICE
Ilclas! elle se meurt; son teint vermeil s'efface, Sa chaleur se dissipe ; elle n'est plus que glace.
LISIS , à Cliton.
Va quérir un peu d'eau; mais il faut te hâter.
CLITON, à Lisis.
Si proches du logis , il vaut mieux l'y porter.
CHLORIS
Aidez mes faibles pas ; les forces me défaillent, Et je vais succomber aux douleurs qui m'assaillent.
ÉRASTE. V
A la fin je triomphe, et les destins amis
Al'ont donné le succès que je m'étais promis.
Me voilà trop heureux , puisque par mon adresse
Mélite est sans amant, et Tircis sans maîtresse ;
Et comme si c'était trop peu pour me venger,
Philandre et sa Chloris courent même danger.
Mais par quelle raison leurs âmes désunies
Pour les crimes d'autrui seront-elles punies?
Que m'ont-ils fait tous deux pour troubler leurs ac-
Fuyez de ma pensée , inutiles remords ; [cords ?
La joie y veut régner, cessez de m'en distraire.
Chloris m'offense trop d'être sœur d'un tel frère;
Et Philandre, si prompt à l'infidélité,
ÎN'a que la peine due à sa crédulité.
Mais que me veut Cliton, qui sort de chez Mélite?