‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 469 sur 1093 · D. FERNAND, D. DH>GUE , D. ARIAS · texte numérisé non relu

D. FERNAND, D. DH>GUE , D. ARIAS

D. SANCHE, D. ALONSE, CHIiMKNE,

ELVIRE

CHIMÈNE

Sire , il n'est plus i)esoin de vous dissimuler Ce que tous mes efforts ne vous ont pu celer. J'aimais, vous l'avez su ; mais, pour venger mon pcre , J'ai bien voulu proscrire um: tête si chère : Votre majesté, sire, elle-même a pu voir Comme j'ai fait céder mon amour au devoir. Enfin Rodrigue est mort, et sa mort m'a chani;e(> D'implacable ennemie en amante affligée.

J'ai dû cette vengeance à qui m'a mise au jour, Et je dois maintenant ces pleurs à mon amour. Don Sanche m'a perdue en prenant ma défense;

■ L'Académie a condamné celte sccno , cl on peut voir les raisons qu'elle en rapporte; niaisil n'y apoinl de lecleur sensé qui ne prévienne ce jn;;emcnt , et qui ne voie (|u'il n'esl pas naliircl que reneur de Cliimènc dure si longtemps. Ce qui n'(!sl p.is dans la nalun; ne peut toucher. Ce vain arlilicc aflaiMit'l'inli li't <(u'on pounail prendre à la scène suivanle. Il ne resle (|iie linipression (|iie cliiniène a f.iilc pendant loute la pièce : celleiinpression est si l'nrli^, qu'elle remue encore les cœurs, iiial^râ toutes ces fautes. (V.)

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