CALISTE, DORISE
CALisris., cependant que Dorise s'arrête à chercher
derrière un buisson.
Ma sœur, l'heure s'avance, et nous serons à peine, Si nous ne retournons , au lever de la reine. Je ne vois point mon traître, Ilippolyte non plus. uouisE , tirant une épée de derrière ce buisson , et saisissant Caliste par le bras.
Voici qui va trancher tes soucis superflus ; Voici dont je vais rendre, aux dépens de ta vie , Et ma flanune vengée , et ma haine assouvie.
CALISTE
Tout beau, tout beau, ma sœur, lu veux m'éiiou vauler j
Mais je te connais trop pour m'en inquiéter. Laisse la feinte à part , et mettons , je te prie , A les trouver bientôt toute notre industrie.
DORISE
Va , va , ne songe plus à leurs fausses amours , Dont le récit n'était qu'une embûche à tes jours. Kosidor t'est fidèle , et cette feinte amante Brûle aussi peu pour lui que je fais pour Pymante.
CALISTE
Déloyale ! ainsi donc ton courage inhumain...
DORISE
Ces injures en l'air n'arrêtent point ma main.
CALISTE
Le reproche honteux d'une action si noire...
DORISE
Qui se venge en secret , en secret en fait gloire.
CALISTE
T'ai-je donc pu , ma sœur, déplaire en quelque point ?
DORISE
Oui, puisque Piosidor t'aime et ne m'aime point ; C'est assez m' offenser que d'être ma rivale.