‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 693 sur 1093 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DORANTE, CLITON, SABINE

DORANTE

Chère amie, hier au soir j'étais si transporté, Qu'en ce ravissement je ne pus me permettre De bien penser à toi quand j'eus lu cette lettre ; Mais tu n'y perdras rien, et voici pour le port.

SABINE

Ne croyez pas , monsieur. . .

DORANTE

Tiens.

SABINE

Vous me faites tort.

Je ne suis pas de...

DORANTE

Prends.

SABINE

..j Hé, monsieur!

Prends, tedis-je :

Je ne suis point ingrat alors que l'on m'oblige; Dépêche , tends la main.

CLITON

Qu'elle y fait de façons!

Je lui veux par pitié donner quelques leçons.

Chère amie, entre nous , toutes tes révérences En ces occasions ne sont qu'impertinences; Si ce n'est assez d'une, ouvre toutes les deux : Le métier que tu fais ne veut point de honteux. Sans se piquer d'honneur, crois qu'il n'est que de pren- Et que tenir vautmieux mille fois qued'attendre. [dre. Cette pluie est fort douce; et, quandj'cn vois pleuvoir, J'ouvrirais jusqu'au cœur pour la mieux recevoir. Onprendà toutes inainsdans le siècleoù nous sommes,

' Toutes les fois qu'un acteur entre ou sort du théâtre, l'art exige que le spectateur soit instruit des motifs qui l'y di'îtermiuent : on ne voit pas trop ici quelle raison ramène Sabiuo, (V.;

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