MARCELLE, PLACIDE, STÉPHANIE
MABCELLE.
Ainsi donc vos désirs en sont toujours charmés ? Et quand un juste arrêt la couvre d'infamie, Comme de tout l'empire et des dieux ennemie. Au milieu de sa honte elle plaît à vos yeux , Et vous fait l'ennemi de l'empire et des dieux; Tant les illustres noms d'infâme et de rebelle Vous semblent précieux à les porter pour elle ! Vous trouvez , je m'assure , en un si digne lieu Cet objet de vos vœux encor digne d'un dieu '? J'ai conservé son sang de peur de vous déplaire , Et pour ne forcer pas votre juste colère A ce serment conçu par tous les immortels De venger son trépas jusque sur les autels. Vous vous étiez par là fait une loi si dure. Que sans moi vous seriez sacrilège , ou parjure : Je vous en ai fait grâce en lui laissant le jour : Et j'épargne du moins un crime à votre amour.
PLACIDE
Triomphez-en dans l'âme , et tâchez de paraître Moins insensible aux maux que vous avez fait naître.
' Il n'y a rien de plus indécent, de plus révoltant, de plus atroce , de plus bas , de plus lâche , que cette Marcelle qui vient insulter à cette prostituée; du moins, elle devrait épargner les solécismes et les barbarismes : on a forcé Paulin de puissance absolue, et il l'a bien voulue. (V.)
^ Que dites-vous d'un b que cette dame appelle un digne
lieu? {\.)—Cemo\ deb*" est répété bien souventdans un commentaire que Voltaire destinait à l'instruction de la jeunesse. Cette répétition affectée d'un mot indécent parait d'autant plus inexcusable que Voltaire, comme nous l'avons déjà remarqué, reproche sévèrement à Corneille de l'avoir employé dans une épigramme contre Scudéri. (P.)