‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 937 sur 1093 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

L'architecte ne s'est pas épuisé en la structure de ce palais royal. Le temple qui lui succède a tant d'avantage sur lui, (lu'il fait mépriser ce qu'on admirait: aussi esl-il juste que la demeure des dieux l'emporte sur celle des hommes; et l'art du sieur Torelli est ici d'autant plus merveilleux, qu'il fait paraître une grande diversité en ces deux décorations, quoiqu'elles soient presque la même chose. Ou voit encore en celle-ci deux rangs de colonnes comme en l'autre, mais d'un ordre si différent, qu'on n'y remarque aucun rapport. Celles-ci sont de porphyre; et tous les accompagnements qui les soutiennent et qui les Imissenl, de bron/.e ciselé, dont la gravure représente quantité de dieux et de déesses. La léflexion des lumières sui' ce bronze en fait sortir un jour tout extraordinaire Un grand et superbe dôme couvre le milieu de ce temple magnifique; il est partout enrichi du même métal ; et , au-dev.int de ce dôme , l'artifice de l'ouvrier jette une galerie toute brillante d'or et d'azur. Le dessous de celte galerie laisse voir le dedans du temple par trois portes d'argent ouvragées à jour : on y verrait Céphée sacrifiant à Jupiter pour le mariage de sa fille, n'était que l'altenliou que les spectateurs prêteraient à ce sacrifice les détournerait de celle qu'ils doivent à ce qui se passe dans le par\is que représente le théâtre.

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