‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 95 sur 1093 · CLITANDRE, ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

CLITANDRE, ACTE IV, SCENE VII

Ces habits , dont n'a point approché le tonnerre , Sont aux phis criminels qui vivent sur la terre : Connaissez-les, grand prince , et voyez devant vous Pymante prisonnier, et Dorise à genoux.

FLOBIDAN.

Que ee soit là Pymante , et que tu sois Dorise !

DORISE

Quelques étonnements qu'une telle surprise Jette dans votre esprit , que vos yeux ont déçu , D'autres le saisiront quand vous aurez tout su. La honte de paraître en un tel équipage Coupe ici ma parole, et l'étouffé au passage; Souffrez que je reprenne en un coin de ce bois Avec mes vêtements l'usage de la voix , Pour vous conter le reste en habit plus sortable.

FLORIDAN

Cette honte me plaît; ta prière équitable,

En faveur de ton sexe , et du secours prêté ,

Suspendra jusqu'alors ma curiosité.

Tandis, sans m'éloigner beaucoup de cette place,

Je vais sur ce coteau pour découvrir la chasse.

(à xm veneur. ) {aux autres veneurs. )

Tu l'y ramèneras. Vous , s'il ne veut marcher, Gardez-le cependant au pied de ce rocher. (Le prince sort, et un des veneurs s'en va avec

Dorise, et les autres mènent Pymante d'un autre

côté. )

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