T0L0MÉE
Ma sœur, je dms -gard^ l'-hotinem* dta idiHdèraek
CLÉOPATRE
Si vous en portez un , ne vous en souvenez
Que pour baiser la main de qui vous le tenez.
Que pour en faire honmiage aux pieds d*un ei grand iMMonie»
PTOLOVÉB.
Au sortir de Pharsale est<e ainsi qu'on le somme f
388 POMPEE
CLÉOPATRE
Fût-il dans son malheur de tous abandonné, n est toujours Pompée , et vous a couronné.
PTOLOMÊE.
n n'en est plus que Tombre, et couronna mon père, Dont Tombre, et non pas moi, lui doit ce qu*il espère; n peut aller, s*il veut, dessus son monument Recevoir ses devoirs et son remercîment.
CLÉOPATRE
Après un tel bienfait, c'est ainsi qu'on le traite!
PTOLOMÉE
Je m'en souviens, ma sœur, et je vois sa défaite.
CLÉOPATRE
Vous la voyez de vrai , mais d*un œil de mépris.
PTOLOMÉE
Le temps de chaque chose ordonne et fait le prix. Vous qui l'estimez tant, aUez lui rendre hommage; Hais songez qu'au port même il peut faire naufi*age.
CLÉOPATRE
n peut faire naufrage! et même dans le port! Quoi! vous auriez osé lui préparer la mort?
PTOLOMÉE
J'ai fait ce que les dieux m'ont inspiré de faire. Et que pour mon État j'ai jugé nécessaire
CLÉOPATRE
Je ne le vois que trop, Photin et ses pareils Vous ont empoisonné de leurs lûches conseils : Ces âmes, que le ciel ne forma que de boue...
PHOTIN
Ce sont de nos conseils, oui, Madame; et j'avoue...
CLÉOPATRE
Photin, je parle au roi; vous répondrez pour tous Quand je m'abaisserai jusqu'à parler à vous.
PTOLOMÉE, àPbotin.
n faut un peu souffrir de cette humeur hautaine ; Je sais votre innocence, et je connais sa haine : Après tout, c'est ma sœur, oyez sans repartir.
CLÉOPATRE
Ah! s'il est encor temps de vous en repentir. Affranchissez-vous d'eux et de leur tyrannie. Rappelez la vertu par leurs conseils bannie,