‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 269 sur 594 · SUR SA COMÉDIE LE MENTEUR · texte numérisé non relu

SUR SA COMÉDIE LE MENTEUR

Eb bien, ce bean Mmttur, cette pièce fameuse.

Qui étonne le Hhin, et fait rougir la Meuse,

Et le Tage et le PA , et le Tibre romain ,

Se n*aToir rien produit d'égal à cette main ,

A ce Plante reni , à ce nooyeaa Térence,

La trooTe-tpon d loin , on de rindiflérence ,

On dn jnste méprit des sayants d'aujoard'bni?

Je tiens tont ao rebonrs, qu'elle a besoin d^appui.

De grice , de pitié , de fareur affétée ,

D*extr&me cbarité , de louange empruntée.

Elle est plate , elle est fade, elle manque de sel y

De pointe et de .rigueur; et nW a carrousel

Où la rage et le Tin n*enfantent des Gomeilles

Capables de fournir de plus fortes merveilles.

Qo*ai-je dit ? ah ! Corneille , aime mon repentir \

Ton excellent Mmttw m*a porté à mentir.

n m*a rendu le faux si doux et si aimable ,

Que , sans m*en ariser, j*ai tu le Téritable

Ruiné de crédit et ai cru constamment

N*y avoir plus d*bonneDr qu'à mentir Taillamment.

Après tont, le moyen de s'en ponToir dédire?

A moins que d'en mentir, je n'en pouvais rien dire.

La pins haute pensée an bas de sa valeur

Devenait injustice et injure à Taoteur.

Qu'importe donc qu'on mente , ou que d'un faible éloge

A toi et ton Menteur faussement oii déroge ?

Qu'importe que les dieax se trouvent irrités

De mensonges on bien de fausses vérités?

CONSTANTIR.

H.,s„lo. ,„

i j;'i-£ir/£.u;j.

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