D. FERNAND, D. ALONSE, D. SANCHE, D. ARIAS
D. ALONSE
Sire , le comte est mort.
Don Diègue , par son fils , a vengé son offense.
D. FERNAND
Dès que j*ai su l'affront, J'ai prévu la vengeance; Et j'ai voulu dès lors prévenir ce malheur.
D. ALONSE
Chimène à vos genoux apporte sa douleur; Elle vient tout en pleurs vous demander justice.
D. FERNAND
Bien*qu'à ses déplaisirs mon âme compatisse , Ce que le comte a fait semble avoir mérité Ce digne châtiment de sa témérité.
Quelque juste pourtant que puisse être sa peine , Je ne puis sans regret, perdre un tel capitaine. Après un long service à mon État rendu , Après son sang pour moi mille fois répandu , A quelques sentiments que son orgueil m'oblige , Sa perte m'affaiblit, et son trépas m'afflige.