‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 83 sur 594 · LE VIEIL HORACE, HORACE, CURIACE · texte numérisé non relu

LE VIEIL HORACE, HORACE, CURIACE

Mon père, retenez des femmes qui s'emportent, Et, de grâce, empêchez surtout qu'elles ne sortent. Leur amour importun viendrait avec éclat Par des cris et des pleurs troubler notre combat; Et ce qu'elles nous sont ferait qu'avec justice On nous imputerait ce mauvais artifice : L'honneur d'un si beau choix serait trop acheté. Si l'on nous soupçonnait de quelque lâcheté.

LE VIEIL HORACE

J'en aurai soin. Allez, vos frères vous attendent; Ne pensez qu'aux devoirs que vos pays demandent.

GURIACE.

Quel adieu vous dirai-je? et par quels compliments...

Ah ! n'attendrissez point ici mes sentiments ; Pour vous encourager ma voix manque de termes; Mon cœur ne forme point de pensers assez fermes; Moi-même en cet adieu j'ai les larmes aux yeux. Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux. *

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