DIALOGUE
DE L'AUTHEUR et DU MONDAIN.
Est-ce tant que la mort ? est-ce si grand mal-heur Que le vulgaire croit ? Comme Theure première Nous lait naistre sans peine, ainsi l'heure dermere, Qui achevé la trame , arrive sans douleur. [leur
— Mais tu ne seras, plus ! -rr- Et puis?., quand la pal-
Sui blesmist nostre corps sans chaleur ne lumière ous perd le sentiment ! quand la main filandiere Nous oste le désir, perdans nostre chaleur !
— Tu ne mangeras plus. ^- Je n'auray plus envie De boire ne manger : c est le corps qui sa vie
Par la viande allonge et par réfection ;
L'esprit n'en a besoin. — Venus, qui nous appelle Aux plaisirs, te fiiira. — Je n'auray soucy d'elle: Qui nedesire plus n'a plus d'affection.
Helasl voicy le jour que mon maistre onenterre(t); Muses, accompagnez son funeste convoy.
Je voy son effigie , et au dessus i^voy La Mort, qui de ses yeux la hùatere luy serre. Voilà comme AtropK>s les nûjestez atterre