‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 113 sur 155 · VERS DU ROY CHARLES IX · texte numérisé non relu

VERS DU ROY CHARLES IX

Ronsard, si ton vieil corps ressembloit ton esprit. Je seroy bien content (Pavouer par escrit Qu'il sympathiseroit en mal avec le mien ,

Ronsard. -- III. 17

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Et qu'il seroit malade aussi bien que le tien. Mais lors que ta vieillesse en comparaison ose Regarder ma jeunesse , en vain elle propose De se rendre pareille à mon jeune printemps; Car en ton froid hyver rien dfe verd n*est cledans ; Il ne te reste rien qu'un esprit grand et haut, Leauel comme immortel jamais ne te défaut.

Or donc je te diray que bien-heureux serois Si de ton bon esprit un rayon ie tirois^ Ou bien aue sans t'oster rien au tien si exquis, Par estucle et labeur un tel m'estoit acquis. Ton esprit est , Ronsard , plus gaillard que le mien ; Mais mon corps est plus jeune et plus fort que le tien. Par ainsi je conclu qu'en sçavoir tu me passe D'autant que mon printemps tes cheveux gris efface.

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