ORPHÉE
AU SEIGNEUR DE BrAY, Parisien (i).
Je chante icjr , de Bray , les antiques faits d'armes, Et les premiers combats de ces nobles gensdarmes Fameux Argo-Nochers , qui, hardis, les premiers Sillonnèrent la mer, hazardeux mariniers.
Je veux en les chantant me souvenir d'Orphée, Qui avoit d'Apollon l'ame toute eschaufée , Et qui, laissant à part séjourner l'aviron , Osa pincer la lyre et respondre à Chiron.
Ce fut au pomct du jour que la belle courrière Du soleil apportoit aux hommes la lumière.
Ouvrant tout l'Orient et le semant de fleurs , Qui tomboient de son sein en diverses couleurs ; Quand du mont Pelion la cime à haute croupe Apparut à Tiphys, qui conduisoit la troupe.
Incontinent Tiphys commanda de ramer, Et à coups d'avirons de renverser la mer.
La navire les suit, et la vague qui roue A l'entour du vaisseau faict escumer la proue. A-tant ils sont venus dans le port désiré ; La voile fut pliée, et le pont fut tiré.
Ils sautent contre terre, et, couchés sur la dure,
I . Dans les éditions posthumes , cette pièce est dédiée au fameux historien et bibliophile Jacques- Auguste de Thou, seigneur d'Emery, maître des requêtes de l'hôtel du roi.
426 Le Bocagk royal.
S'endormirent au bruit de Tonde qui murmure (tf).
Le jour s'embrunissoit, et.Vesper, qui venoit. Déjà le grand troupeau des astres amenoit ,
?uand le père d'Achille , espoux de l'immortelle lîetis , mist en avant une parolle telle :
Mes plus chers compagnons, choisis entre les Grecs, Levant un peu les yeux, vous verrez icy près, Au faiste de ce mont, dans un antre effroyable, La maison de Chiron , le Centaure équitable ; C'est luv qui la loy donne aux habitans d'ici ; Il aime (a )ustice, et d'elle il a souci; Il cosnoist sans faillir, par longue expérience, Des nerbes et des fleurs la force et la puissance ; Il pousse quelquefois la lyre, et quelauefois Il enfle le cornet , quelquefois le nauDois, Et sa voix et sa main exerce en la musique, Car de l'un et de l'autre il entend la pratique.
A peine mon enfant , mon petit Achillin , Mon petit mignonnet , mon petit poupelin, Avoit trois ans parfaicts, que Thetis le desrobe. Et de nuict, le cachant dans les plis de sa robe, A Chiron l'apporta , pour avoir ce bon-heur D'apprendre la vertu sous un tel gouverneur.
Je brusle de le voir; l'amitié paternelle Ne sçauroit plus durer sans en sçavoir nouvelle. Allon voir le Centaure, et l'antre, et mon enfant. S'il vous plaist d'y venir , je marcheray devant.
Ainsi disoit ce duc^ qui le premier s'avance Devers l'antre où Chiron faisoit sa demeurance. Si tost qu'ils sont venus dedans l'antre sacré. Ils ont, couché du long sous Pombre, rencontré Le Centaure pelu , lequel pressoit la terre
a. Var. :
Ils sautentfau rivage, et des forests oit^rtnt
Les bois pourMur souper, qu*aù bord ils apprestlrent.
Le Bocage royal. 427
De ses pieds de cheval , appuyez d'une pierre.
Près de sa main estoit Achille Penfançon, Qui poussoit sur la lyre une belle chanson : Clîiron s*en réjouist , le baise et le caresse, Et, le flattant, l'appelle un vray fils de déesse !
Si tost qu'il vit entrer dedans son antre ombreux Par cas inespéré ces magnanimes preux , Il leur saillit au col, leur fist la bienvenue, Les appelle par nom, les baise et les salue.
Il para sa maison de beaux tapis velus.
Dedans des vaisseaux d'or versa des vins eslus, Fist apprester la table . et. joyeux, les festie De viande de porc et de chèvre rostie.
Après que le désir de manger fust osté , Et que le vin dernier par ordre fust gousté , Le Centaure s'eslève , et pincetant sa lyre.
Pour inviter Orphée une chanson va dire :
a L'homme perd la raison qui se mocque des Dieux ; Ils sont de nostre affaire et de nous soucieux. Et du ciel ont là haut toute force et puissance Sur tout cela qui vit et prend icy naissance.
a Jadis vivoit en Crète un homme dont le nom Estoit Lygde, assez bas d'avoir et de renom , Qui haïssoit à mort la race féminine , Comme race inutile , envieuse et maline.
<c Quand son espouse fut prochaine d'accoucher , Il luy dist : Telethuse , autant que je suis cher A toy que je cognois fidèle à ma famille .
Quand tu accoucheras , si tu fais une fille , Je te pri', sans pitié qu'on la face mourir, Et si c'est un garçon qu'on le face nourrir.
La charge d'une fille est toujours odieuse, Et celle d'un garçon n'est jamais soucieuse.
a Le soir que Telethuse eut ce commandement , Lucine s'apparut à son lict clairement, Avecques Bubastis, Anubis et Osire, Et le Dieu qui défend de son secret ne dire, Et luy dist : Telethuse, il ne faut perdre cœur,
Bien que de ton mary soit dure la rigueur, Je n'ay pas rejette ta requeste en arrière , J*ay tes vœux exaucez , tes pleurs et ta prière ; Pource, sans avoir peur, t'asseurant sur ma foy. Garde TenfaDtement oui sortira de toy, Ou soit fille ou soit fils. Ainsi dist Timmortelle , Et soudain la pauvrette enfante une femelle , Laquelle, ô Telethuse, en cachette tu fis Nourrir pour un garçon, et la nomma Iphis, Du nom de son ayeul. Or sa face fut telle, Qu'autant elle sembloit une jeune pucelle Qu'un jeune damoiseau, tenant le milieu d'eux. Et son accoustrement estoit propre à tous deux.
a Si tost que quatorze ans ses tetins firent poindre, Son père la voulut par mariage joindre Avecque la pucelle lanthe, dont les yeux Avoient eagné le cœur de tous les amoureux {a). Ils s'entr aimoient tousdeux, mais d'une amour diverse. O que tu es, Venus, une dame perverse , Qui fais en accordant deux cœurs des-accorder 1
« Une vierge aime Tautre, et ne peuvent s'aider. Leur sexe leur défend ; puis nulle créature Ne peut forcer soy-mesme et les lois de nature. ."
a Deux outrois jours devant qu'il fallust espouser. Le pauvre fiancé ne pouvoit reposer, Et aisoit à par-soy : Que je suis misérable!
Fut-il oncques amour à la mienne semblable.^ Amour fait une espreuve en moy d'un nouveau feu , Feu qui n'avoit jamais en son règne esté veu. Le souci qui me tient est monstrueux prodige. Le vouloir de mon père à lanthe m'oblige , Nature m'en absoult; las! et puis que les cieux Me furent en naissant ennemis envieux Me faisant une femme , ils dévoient tout sur l'heure
a. Var. :
S*estoient de mille amans rendus viccorieux.
M 'envoyer au rivage où Cerbère demeure.
Une pucelle m'aime , ô cruauté d'aimer!
Et, pucelle, ne puis sa flame consommer.
a Tu exerces , amour, sur mon cœur ta malice : On ne voit qu'une vache aime une autre génisse, La jument la jument, la brebis la brebis ; La oiche n'aime point l'autre biche ; et je suis Seule pucelle au monde aimant une pucelle.
Forçant la majesté de la loi naturelle.
« Las! je suis d'un païs où les monstres ont lieu. Jadis Pasiçhaé , la fille de ce Dieu Qui conduit par le ciel le beau cours de l'année, S'enflama d'un taureau d'amour desordonnée.
a Mais, s'il faut dire, vray, de cela qu'elle aimoit Elle esperoit jouir; l'ardeur qui l'enflamoit Promettoit garison à sa peste enragée ; Aussi de sa fureur elle fut soulagée.
« Mais quand pour mon secours Dédale reviendroit. Mon sexe féminin changer ne se voudroit En celuy d'un garçon , et son art inutile Ne pourroit transformer ma nature débile.
a Que veux-tu dire. Iphis ? Change de penscment, Ne téTaisse tromper a'amour si sottement :
Chasse-moy loin ce feu que tu ne peux esteindre, Et n'espère monter où tu ne peux atteindre.
Ce que tu es regarde , ô pauvre fille , et mets En un lieu concédé tes amours désormais !
Ne t'enfle point le cœur d'espérance incertaine. Car après aussi bien l'effet la rendroit vaine.
a Las ! ne vois-tu pas bien que rempart ny chasteau, Ny rocher, ny forest, ny abondance d'eau, Ny la crainte d'un père ou la garde d'un frère, La suite d'une sœur, le presche d'une mère.
Ne t'empeschent d'aimer et de jouir du bien Que nature plus forte empesche d'être tien ?
« Lescieux, bien que cruels, m'ontfaitnaistretrès belle; Mon père à mon désir ne se monstre rebelle ,
4)0 Le Bocage royal.
De rien sinon du mien mon cœur n'est désireux ;
Et toutefois , helas ! il ne peut estre heureux.
Nature ne le veut , qui la misère égale
Me fait souffrir icy du babillard Tantale ;
Je meurs de soif en Teau, et si Teau ne me fuit.
Et de faim au milieu des pommes et du fruit.
c lanthe . d'autre part, non moins passionnée Qu'Iphis, de jour en autre appelloit Hymenée» La pronube Junon, et beaucoup luy tardoit
Sue la torche déjà devant elle n'ardoit; "âis, au contraire, Iphis contrefait la malade , Elle ferme sa chambre , elle a la couleur fade Jaune comme safran ; le sourcil et le front Tombez sur les genoux de tritesse luy sont.
a Après avoir long temps usé de ces défaites , Dissimulant son mal par langueurs contrefaites , Plus ne restoit qu'un jour qu'on les devoit lier , Et solennellement ensemble marier , Quand, Telethuse ostant l'ornement de sa teste, Vmt au temple d'Isis, et fit cette requeste , Sa fille la suivant : déesse qui tiens Et Memphis et Pharos , et toy fleuve qui viens Par sept portes ouvert au sem de la marine , * Preste-moy ton aureille exorable et benine.
J'ay suivy ton conseil, par toy seule j'ay fait (Si forfait il y a) l'équitable forfait ; Ma tille n'en peut mais, 6 puissance très haute. Si malheur en avient , i nous en est la faute ; A toy de commander et à moy d'obéir.
Les dieux, qui sont bénins, ne voudroient pas trahir Par leur commandement l'humaine créature ; Leur parole autrement ne seroit qu'une injure.
a Ainsi dit Telethuse , et le temple immortel , Le sistre, les flambeaux, les portes et l'autel S'émeurent tout d'un coup, signe que la déesse Vouloit coouae certaine accomplir sa promesse.
Hors du temple sortie à peioe n'e$;tpit pas
Le Bocage royal. 451
La mère, quand Iphis la suit d*un plus grand pas; En lieu d'un teint vermeil une barbe follette Cotonne son menton ; sa peau tendre et douillette Devint forte et robuste . et la masle vigueur Luy eschaufa le sang, les membres et le cœur; Ses cheveux sont plus courts que de coustume ; et , En lieu d'une pucelle elle devint un homme.» [somme,
A tant se teut Chiron , et d'une autre façon Orphée en sousplrant commence une chanson :
a Que je serois heureux si jamais Hymenée Ne m'eust en mariage une femme donnée !
Le regret de ma femme est cause que les pleurs M'accompaignent les yeux et le cœur de douleurs.
ce Un jour qu'elle fuyoit l'amoureux Aristée , Le long d'une prairie en un val escartée, Elle fut d'un serpent , qui vers elle accourut , Morse dans le talon, dont, las! elle mourut.
Après que le troupeau des Nymphes l'eut gemie , clochant elle descend , toute pale et blesmw , Là bas dans les enfers ; et moy sous un rocher Voyant le soleil poindre et le voyant coucher. Sans cesse je pleurois, soulageant sur ma lyre, Bien que ce fust en vain , mon amoureux martyre.
a A la fin, désireux de retrouver mon bien , Désespéré je saute au creux Tenarien ; J'entray dans le bocage effroyable de crainte; Je vy les mânes vains qui ne volent qu'en feinte , Et le cruel Phiton , des hommes redouté , Et sa femme impheuse assise à son costé , Dure,fière, rebelle, impudente, inhumaine, Dont le cœur n'est fléchi par la prière humaine. Vers Pluton je m'adresse, et, remply de soucy, Ayant la lyre au poing , je le supplie ainsi :
tt prince qui par sort es Roy de ce bas monde , Où descend tout cela que nature féconde A conceu de mortel I ô prince l'héritier De tout cela qui vit dedans le monde entier,
4)2 Le Bocage royal.
Je ne viens pas icy pour enchaisner Cerbère , Ny pour voir les cheveux de l'horrible Mégère. Ma femme, qu'un serpent a morse dans le pié.
Me fait venir vers toy pour y trouver pitié.
a J'ay longtemps aifiëré un si fascheux voyage , Mais amour a vajncu mes pieds et mon courage. C'est un dieu qui là haut est bien cognu de tous, Et je croy qu'icy bas il Test aussi de vous , Et comme nous au cœur avez receu sa playe , Si rhistoire <ju'on dit de Proserpine est vraye.
« Pour ce jeté suppli' par ces lieux pleins d'elïroy, Par ce profond chaos, par ce silence coy.
Par ces images vains, redonne-moy ma femme.
Et refile à sa vie une nouvelle trame.
Toute chose t'est deue , et le cruel trespas Aussi bien â la fin nous ameine ça bas ; Nous tendons tous icy, et ta grand cour planière. Qui reçoit un chacun, est la nostre dernière; Et ne se faut chai loir mourir en quelque endroit. Car pour venir à toy le chemin est tout droit.
«c Donaues, ô puissant Roy, si onques Proserpine Par une douce amour t'eschaufa la poitrine , Redonne-moy ma femme; après qu elle aura fait Le cours déterminé de son âge parfait, A toy s'en reviendra. Ma requeste n'est grande , Sânsjplus un usufruict pour présent je demande.
a ou bien, si les rocners t environnent le cœur. Si tu ne veux, cruel, alléger ma langueur.
Si tu es , comme on dit, un prince inexorable. Je veux mourir icy sur ce bord misérable ; Je ne veux retourner sans ma femme , et tu peux Icy te réjouir de la mort de tous deux.
<c Faisant telle oraison , les âmes sont venues , Ainsi que grésillons , greslettes et menues.
Pépier â l^ntour de mon luth qui sonnoit, Et de son chant piteux les mânes estonnoit.
La Parque, que jamais pleurer on n'avoit veue.
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EscouUât ma chanson à pleurer fut esmeue; Tantale n'eut soucy de sa punition, Sisyphe de son roc, de sa roue Ixion; En repos fut la cruche et la main des Belides , Et dit-on que long temps des fières Eumenides La face en larmoyant de pitié sepallit, Tant ma douce chanson le cœur leur amollit !
Pluton, qui eut pitié d*un mary si fidelle , Me redonna ma femme à condition telle
?ue je ne tournerois en arrière mes yeux ânt que j'eusse reveu la clarté de nos cieux.
« Un sentier est là bas tout obscur et tout sombre, Entremeslé de peur et de frayeur et d'ombre ; Par ce chemin le sors, et jà presque j'avois Passé le port d'enfer, les rives et les bois , Quand, las! vaincu a'amour, je regarde en arrière. Et mal-caut je jettay sur elle ma lumière :
Faute assez pardonnable en amours, si Pluton Sçavoit , helas ! que c'est c^ue de faire pardon.
« Là mon labeur fut vain, s'escoulant en risée^ Là fut de ce tyran la promesse brisée.
Je voulois l'embrasser, (j^uand sa piteuse vois , Comme venant de loin , j'entendv par trois fois : Quel malheureux destin nous pera tous deux ensemble ! Quelle fureur d'amour notre amour desassemble ! Pour m'estre trop piteux tu m'as esté cruel.
Adieu , mon cher espoux , d'un adieu éternel ; Le destin me r'appelle en ma place ancienne , Et mes yeux vont nouant en l'onde Stygienne.
Or, adieu, mon amy ! je remeurs derechef, Une nuit ombrageuse environne mon chef.
ce Par trois fois retourné je la voulu reprendre , Et l'ombre par trois fois ne me voulut attendre, Se desrobant de moy, et s'en vola devant Comme un léger festu s'en fyit poussé du vent. Helas, qu'eussé-je faitl de cruelle autre prière Euss^je peu flecnir Proserpiae si fière!
4)4 ^* Bocage royal.
lia paune teiamt «toit déjii sur l'âiitre bord.
Et le nocher d'enftr ne m'oifroit plus le port.
Je fiis sept mois entiers soas un rocher de Tbrace,
Près du fleuve Strymon couché «entre la place ,
Pleurant sans nul confort, et souspirant de^oy
Je n'estois retourné la demander au Roy.
Las (disois-je i par-moy) que je suis misérable !
Après avoir trouvé Pluton si nvorable,
Je deyois retourner pour chanter devant luy,
Et, s'il n'eust eu pitié de mon extrême ennuy,
Je devois envoyer mon ame despitée
Hors de ce pauvre corps sous ronde Acherontée ,
Et noyer dessous Peau mon corps et mon souci ,
Pour ne languir en vain si longuement ainsi.
a De jour en jour suivant s^amenuisoit ma vie, Je n'avois de Bacchus ny de Cerés envie, Couché plat sur la roche , et de moy ne restoît Qu'une voix qui ma femme en mourant reg[rettott;
« QuandVoyant d'Helicon ma plainte si amere, Avecques ses huîct sœurs voky venir nia mère, Qui me leva de terre et re|>oussa la mort, Qui déjà de mon cienr avoit flaigné le fort.
« Mon fils , ce me disoit , ramour qui est entrée bans ton cœur se doit perdre en changeant de contrée ; En traversant la terre et en passant la mer Tu perdras le souci qui vi^nt de trop aimer.
c Pour ce , si le désir de louange t'anime, Réveille la vertu de ton cœur magnanime , Et suy lés nobles preux qut, loin de leur maison^ S'en vont dessus la mer con^a^nons de Jason.
c Ainsi pouf me garir me disoit Calliope } Ainsî, fuyjmtlmon mal, je vins en ceste trope , Non tatit pbuf^vôirla mdr, ses vents et ses poissons, Que pour guàrif lAon mal , ef oulrtes chansons. >
A-tadc se lèut Orphée , et (es testes sauvages Erroieift die^ât là^fÂirt«; oiseaiir détour ptimages Voletoient de^r^ hy-^ :^ (es pins, ^ui batesoient
Le Bocage royal. 435
Les testes pour Touïr, devant Tantre dansoient, Tant leur plaisoit le son d'une si douce lyre , Que depuis dans le ciel les dieux ont fait reluire (a).
(1 564.) tf. Var. :
Dans les éditions posthumes sont ajoutés les quatre ve» suivants :
De Thouj mignon des deux, en te voulant donner L'honneur que je te dois , toy qui peux estonner De tes vers ex ce liens les vers du premier âge, J* honore de ton nom mon nom et mon ouvrage.
FIN DU TOMB TROISlftHB.