XV. L'édition de 161 7, la huitième (Paris
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Buon ou Macé(t), onze parties in-i 2, portraits), est moins bien imprimée que les précédentes;, mais elle est plus complète, en ce que le volume des Œuvres retranchées a été notablement augmenté. En effet il contient, de plus que celui de 1609, dixx-huit sonnets, deux chansons, une préface, un avertissement, une ode, huit poèmes, sept épitaphes, quatre fragments, trois pièces de vers latins, et même trois sonnets : !<> Il ne faut festonner y 2^ Si tu n'aimoiSy et y Quand je U promettùis, qui ne sont pas dans l'édition suivante.
xyi. Les deux volumes in-fol. de i6a} sont enrichis, outre le beau frontispice de Léonard Gaultier retouché pour cette éaition (U nudité de la Naïade a été voilée de ses cheveux) j des portraits de : Muret, gravé sur bois; Nicolas Richelet, gravé sur cuivre par Piquet; Ronsard faisant face à Cassandre, gravé par Cl. Mellan; et dix portraits sur cuivre par Th. de Leu, savoir: Henry II, Charles IX, Henrjr III, François duc d'Anjou, Henry duc de Guise, Anne duc de Joyeuse, Marie Stuart, François II, J. L. de Nogaret duc d'Epemon, et CatKerine de Médicis.
Cette édition a été revue en entier par Claude Gamier, ^ui le dit lui-même à la nn de son commentaire sur les Discours, sauf toutefois les Épitaphes, le Recueil des œuvres retranchées et
I . M. Baillieu, libraire à Paris, m'a si^alé entre rédition de Buon et celle de Macé (1617) des différences qui prouvent Qu'elles ne sortent pas des mêmes presses. Ce serait donc deux éditions différentes.
le Tombeau, gui ont été corrigés (il ne s'agit ici
3ue de la révision tjrpographique^ par M . Estienne, e la femille des célèbres impnmeors.
La Bibliothèque de l'Arsenal possède, de cette édition, un exemplaire de toute beauté sur trèsgrand et très-fort papier, réglé, doré sur tranches et revêtu d'une reliure du temps en maroquin rouge. Les portraits y sont de premières épreuves.
xvn. Enfin la dixième des éditions posthumes, celle de 1629-1630 (Paris, M. Hesnault et Sam. Thiboust, 10 tomes en 5 volumes in- 12), fut la moins bonne et la dermère. Les caractères sont usés, le papier médiocre et les portraits sur bois grossièrement exécutés. Le volume des œuvres retranchées, copié sur celui de 1609, est moins complet que celui de 1617. L'édition offre cette particularité que la pagination des dix parties, faites pour être reliées en cinq tomes, se suit d'un bout à l'autre de chaque tome. Enfin elle n'a d'autre mérite que d'être la dernière. Mais il faut se dire, avec M. Gandar, que « le premier volume porte la date de Mélite, Corneille prélude au Cid; Malherbe vient de mourir et Boileau va naître. »
Ainsi dans l'espace de soixante-dix ans (i 560- 1650) les œuvres de Ronsard avaient eu dixsept éditions (7 originales et 10 posthumes), sans compter les innombrables vers qu'il semait, soit par volumes soit par pièces séparées, et dont nous allons essayer de faire un relevé aussi complet que possible.
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