A MARIE. 0) SONNET
Lorsque je vais revoir ma divine Marie, Combien me bat le cœur approchant deBourgueil. Ainsy que la navire abordant sa patrie.
Je vole enflé du vent d'un amoureux orgueil.
1. Ce sonnet, extrait des manuscrits de la Bibliothèque Impériale, a été découvert et m'a été communiqué par M. le comte Achille de Rochambeau.
2. Je ne réimprime ce sonnet que pour constater qu'il est apocryphe.
128 Œuvres
Le jour est plus riant, la prée plus fleurie; Ma Déesse apparoit. Mais d un altier coup d'œil, Elle r'ouvre soudain ma playe non guarie :
Mon jour se mue en nuict et mon bonheur en deuil.
Maintes fois je luy dis:— «Aymez-moy donc, maDame; Mes amys les plus chers sont dolents de me veoir, Tant mon corps est bruslé d'intérieure flamel »
Desdaigneuse elle rit de m'entendre doulmr.
Amour! a quels travaux condemnes-tu mon ame?
Il n'est pire douleur que d'aymer sans espoir!
STANCES