‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 170 sur 216 · Livre second · texte numérisé non relu

Livre second

Douleurs, tristesses, sobs, tourmens, peines «t maux;

* II faut baisser le doz et porter la fortune

' Qui vient dés la naksance à tous hommes commiine; Ce que facilement patient tu feras, Quand quelquefois le jour en ton cœur penseras Que tu n'es qu*un pur homme ^ et qu'on ne voit au CKose qui plus que Ttiomme en misères abonde, [monde

f Qui plus soudam s'esleve, et qui plus soudain soit

f Tômoé quand il est haut ; et certes à bon droit. Car il n a point de force, et si tousjours demande D'attenter plus que luy quelque entreprise grande. Ce que tu quiersdu Roy, Magny, n'est pas grand cas,

' Et de l'avoir bientost encore tu n'as pas

Encor perdu l'espoir ; pource pren bon courage :

ï Tu n'as garde de fondre au milieu de l'orage, Puis que tu as -en lieu du bel astre besson (*)

s Des Spartains, la faveur de ton çrand d'Âvans'on,

gui ja pousse ta nef sur la rive aeserte, 5ur y payer tes vœux à Glauque et Melicerte. (*)

A MONSIEUR NîCOT,

Personnage ties-sçavant. (')

Nature fit présent de cornes aux taureaux.

Et pour armes de crampe et de sole aux chevaux. Aux poissons du nouer, et aux aigles d'adresse De trencher l'air soudain, aux lièvres de vistesse,

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