‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 209 sur 216 · VŒU D'UN PESCHEUR AUX NAÏADES · texte numérisé non relu

VŒU D'UN PESCHEUR AUX NAÏADES

Si de ma tremblante gaule Je puis lever hors de l'eau, Prins à Thaim, le gros barbeau Qui hante au pied de ce saule; Naïades des eaux profondes, A vous je promets en vœu De jamais n'estre pius veu Repescher dessur vos ondes. - Et pour enseigne éternelle, A œs saules veraelets Je vous pendray mes filets.

Mes lignes et ma nacelle.

DE PALLADAS.

*H pCc xài Top^ &(ixï T6u5e «ncàimip.

r) uand il te plaist bêcher, Dimanche.

^^^^ Ton grand nez te sert d'une tranche;

Quand' vendanger, d'un couteau tors;

D^une trompette, quand tu dors.

Aux nefs il sert d'ancre tortue,

Aux laboureurs d'une charme^

D'un haim aux pescheurs mariniers,

Et de havet aux cuisiniers ;

Aux charpentiers de doloiiere.

Aux jardiniers de sarcloûere.

412 Gayetez

De besaguë au fevre^ et puis De maillet pour frapper à Tfauis.

Ainsi, Dimanche, en toutes sortes Pour cent mcstiers ua nez tu portes.

DU MESME

Elicè, icoOev ai» (leTpetc xoqji^.

A yant un petit corps vestu /\D*un si petit monceau de terre, {a) Pourquoy, trompeur, mesures- tu Tout ce monde qui nous enserre?

Mesure- toy oremierement , Et te cognOTs et te commande, Et puis mesure entièrement Le ciel et la terre si grande.

Si mesurer tu n*as pouvoir De ton corps la fangeuse ordure, (b) Comment pourras- tu bien sçavoir De ce grand monde la mesure?

Au Livret de Folastries (1584).

a, Var. :

Geomarc, aui as vestu

Un corps fait d'une fresU ttrrc,

b, Var. :

Si, homme, tu n'as le pouvoir De te cognoistre et ta nature,

DU MESME

O 966V0; olxTip(iou xarà IlCv&apov.

Trop plus que la misère est meilleure l'envie: Ceux qui sont enviez ont une heureuse vie ; On a tousjours pitié de ces pauvres chetifs.

Puissé-ie n'estre, ô dieux î des grands ny des petits ; La médiocrité fait la personne heureuse, Le haut desré d'honneur est chose dangereuse^ .f Et le trop, bas estât traisne ordinairement Pour sa suitte une injure et un mesprisement!

EPITAPHE DE NIOBE,

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