VŒU D'UN PESCHEUR AUX NAÏADES
Si de ma tremblante gaule Je puis lever hors de l'eau, Prins à Thaim, le gros barbeau Qui hante au pied de ce saule; Naïades des eaux profondes, A vous je promets en vœu De jamais n'estre pius veu Repescher dessur vos ondes. - Et pour enseigne éternelle, A œs saules veraelets Je vous pendray mes filets.
Mes lignes et ma nacelle.
DE PALLADAS.
*H pCc xài Top^ &(ixï T6u5e «ncàimip.
r) uand il te plaist bêcher, Dimanche.
^^^^ Ton grand nez te sert d'une tranche;
Quand' vendanger, d'un couteau tors;
D^une trompette, quand tu dors.
Aux nefs il sert d'ancre tortue,
Aux laboureurs d'une charme^
D'un haim aux pescheurs mariniers,
Et de havet aux cuisiniers ;
Aux charpentiers de doloiiere.
Aux jardiniers de sarcloûere.
412 Gayetez
De besaguë au fevre^ et puis De maillet pour frapper à Tfauis.
Ainsi, Dimanche, en toutes sortes Pour cent mcstiers ua nez tu portes.
DU MESME
Elicè, icoOev ai» (leTpetc xoqji^.
A yant un petit corps vestu /\D*un si petit monceau de terre, {a) Pourquoy, trompeur, mesures- tu Tout ce monde qui nous enserre?
Mesure- toy oremierement , Et te cognOTs et te commande, Et puis mesure entièrement Le ciel et la terre si grande.
Si mesurer tu n*as pouvoir De ton corps la fangeuse ordure, (b) Comment pourras- tu bien sçavoir De ce grand monde la mesure?
Au Livret de Folastries (1584).
a, Var. :
Geomarc, aui as vestu
Un corps fait d'une fresU ttrrc,
b, Var. :
Si, homme, tu n'as le pouvoir De te cognoistre et ta nature,
DU MESME
O 966V0; olxTip(iou xarà IlCv&apov.
Trop plus que la misère est meilleure l'envie: Ceux qui sont enviez ont une heureuse vie ; On a tousjours pitié de ces pauvres chetifs.
Puissé-ie n'estre, ô dieux î des grands ny des petits ; La médiocrité fait la personne heureuse, Le haut desré d'honneur est chose dangereuse^ .f Et le trop, bas estât traisne ordinairement Pour sa suitte une injure et un mesprisement!
EPITAPHE DE NIOBE,