DIALOGUE WJ PASSANT ET DU LIBRAIRE
Çj ui est ce fivre ? — Estranger . — Qui Pa faict ? ^^ — Le grand Osie en sçavoir tout parfaict.
— Qui Ta conduit des terres poulonoises, Et fait sonner nos parolles frauçobes?
— Cest Lavardîn, ce sçavant translateur, Et docte autant que le premier autheur.
— De quoy discourt ce livre magnifique?
— De ttostre loy, de la foy catholique; Tout ce qu*il faut retenir ou laisser.
Et qu'un chrestîen doit à Dieu confesser,
a. Var. :
— Qtu U sert et raioiur affilé par le bout^
— Pour momtrer que je suis celuy. qui trenche tout,
h. Var. :
Monstrant mon naturU par un si' beau çbêf'd'œimt.
4i6 Gayetez
Pour estre net du fard de Theresie, Croyant l'Eglise, et non la fantaisie De œs cerveaux éventez, esgarez, Qui par orgueil sont de nous séparez.
Et bref, Passant, si le zèle t'allume Des pères vieux, achepte ce volume, Pour vivre seur en la ferme union.
Mais si tv es de l'autre opinion, Et si tu veux les mensonges ensuivre Des nouveaux fols, n'achepte pas ce livre Pour t'en mocquer; tu porterois en vain En lieu d'un livre un fardeau dans la main.
{Œuv. posth.)