NAPOLEON
Femme, que fait la métropole, Ce grand Paris, notre fanal?
L^ÉGTPTIENNE
Cette ville, que Ton croit folle, C'est Brutus en habit de bah Là j'entendis, Toreille à terre, De profonds et sourds grondements.
Palais et temples, un cratère Va s'ouvrir sous vos fondements.
Un ciel pur semble nous absoudre, Chantait la cour dans ses ébats.
Le ciel est pur; mais c'est d'en bas Qu'à présent partira la foudre.
Voyons ta main, mon enfant, et crois-moi, Quand je dirais : Tu seras plus qu'un roi.
NAPOLÉOM.
Je me fie à votre science; Égyptienne, voici ma main.
l'égyptienne.
Que vois-je ! signes de puissance I
labeurs du génie humain !
Muses, pour vous quelle épopée!
Législateurs, qu'il sera grand!
France, à Tœuvre! forge une épée
Pour cette main de conquérant.
Rois, pleurez vos orgueils de race;
Suivez-le, peuples haletants.
Moi, je tombe aux pieds dont le temps
Doit à jamais garder la trace.
J'ai vu ta main. noble enfant! crois-moi, Quand je te dis : Tu seras plus qu'un roi.
Aux paroles de la sibylle.
Le jeune homme, silencieux, Croise les bras, rêve, immobile:
Un éclair brille dans ses yeux.
A genoux reste TÉgyptienne, Mais Joseph s'écrie, exalté:
Napoléon, qu'il te souvienne De moi dans ta prospérité.
Afin de payer l'étrangère
Pour qui Dieu n'a rien de caché, Frère, courons vendre au marché Les olives de notre mère.
L^ÉGTPTIENMK.
J'ai vu ta main. noble enfant! crois-moi, Ouand je te dis : Tu seras plus qu'un roi.
Ai CHANSONS