‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger: Éd. unique rev. par l'auteur, ornée deChapitre 4 sur 105 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

lui le représentant de Tégalité victorieuse ; cette admiration , cette idolâtrie, qui devaient &ire' un jour de Napoléon le plus noble objet de' mes chants, ne m'aveuglèrent jamais sur le despotisme toujours croissant de l'empire. En 1 8 1 4 9 je ne vis dans la chute du colosse que lés malheurs d'une patrie que la République m'avait appris à adorer. Au retour des Bourbons, qui m'étaient indifférents, leur faiblesse me parut devoir rendre facile la renaissance des libertés nationales. On nous assurait qu'ils feraient alliance avec elles: malgré la Charte, j'y croyais. peu; mais on pouvait leur imposer ces libertés. Quant au peuple, dont je ne me suis jamais séparé, après le dénouement fatal de si longues guerres , son opinion ne me parut pas d'abord décidément contraire aux maîtres qu'on venait d'exhumer. pour lui. Je chantai alors la gloire de la France; je la chantai en

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