‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger: Éd. unique rev. par l'auteur, ornée deChapitre 84 sur 105 · ROMANCE DE CHEVALERIE · texte numérisé non relu

ROMANCE DE CHEVALERIE

OBHRE A LA MOPE.

Air à foiire.

« Ah ! s il passait un chevalier ti Dont le cœur fût tendre et fidèle, u Et qu'il triomphât du geôlier << Qui me retient dans )a tourelle , « Je.bénirais ce chevalier. »

Par-là passait un chevalier A rhonneur, à Famour fidèle :

« Dame, dit-il, quel dur geôlier « Vous retient dans cette tourelle ?

a Est-il prélat ou chevalier? »

C'est mon époux, bon chevalier, Qui veut que je lui sois fidèle , Et qui me laisse , en vieux geôlier.

Coucher seule dans la tourelle.

Délivrez-moi, bon chevalier, n

Soudain le jeune chevalier, A qui son bon ange est fidèle, Trompe les regards du geôHer, Et pénètre dans la tourelle.

Honneur, honneur au chevalier f

La prisonnière au chevaher Fait promettre un amour fidèle , Puis se venge de son geôlier Sur le grabat de la tourelle.

Soyez heureux, beau chevalier !

Alors et dame et chevalier.

Sautant sur un coursier fidèle^ Vont au nez du mari-geôlier Jeter les clefs de la tourelle»

Puis, adieu dame et chevalier.

Honneur aux galants chevaliers !

Honneur à lenrs damas fidâes !

Contre l'hymen et ses geôliers , Dans les palais, dans les tourelles;

Dieu protégeait les chevaliers.

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