‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger: Éd. unique rev. par l'auteur, ornée deChapitre 98 sur 105 · DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE

. . Air : La Catacoua.

Bon Désaugiers, mon camarade, Mets dans tes poches deux flacons ; Puis rassemble^ en versant rasade, No» autenrs piquants et féconds.

Raméne-les dans Thumble asile Où renaît le joyeux refrain.

Eh! va ton train,

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Rends-lui, s'il se peut, le cortège Qu'à la Foire il a fait briller :

L ombre de Panard te protège ; Vadé semble te conseiller.

Fais-nous apparaître à la file Jusqu'aux enfants de Tabarin.

Eh l va ton train.

Gai boute^n-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Au lieu de fades épigrammes , Qu'il aiguise un couplet gaillard ; Collé, quoi qn'^i disent nos dames, Est un fort honnête égrillard.

La gaudriole , qu'on exile.

Doit refleurir sur son terrain.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train , bien en train , tous en train , Et rends enfin au Vaudeville

iSes grelots et son tambourin.

Malgré messieurs de la police, Le vaudeville est né frondeur :

Des abus fais ton bénéfice ; Force les grands à la pudeur ; Dénonce tout-flatteur servile A la gaîté du souverain.

Eh! va ton train,

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train , Et rends enfin au Vaudeville Ses grelot3 et son tambourin.

Sur la scène , où plus à son aise

Avec toi Momus va siéger,

Relève la gaîté française

A la barbe de l'étranger.

La chanson est une arme utile

Qu on oppose à plus d'un chagrin.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train 1

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Verse, ami, verte donc à boire ; Que nos chants reprennent leur cours.

Il nous faut consoler la gloire ; Il faut rassurer les amours.

Nous cultivons un champ fertile Qui n attend qu un ciel plus serein.

Eh! va ton train,

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

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