‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 49 sur 166 · AOUT · texte numérisé non relu

AOUT

Aiu ; A coups d' pied, à coups d' poing.

Ouoique leurs chapeaux soient bien laids, God dam! moi, j'aime les Anglais !

Ils ont un si bon caractère !

Comme ils sont polis ! et surtout Que leurs plaisirs sont de bon goût! Non, chez nous, point,

DE BÉRANGEP». lOH

Poinl tle ces coups de poiiig Qui font tant d'honneur à l'Angleterre.

Voilà des boxeurs à Paris :

Courons vite ouvrir des paris, Et même par-devant notaire.

Ils doivent se battre un contre un; Pour des Anglais c'est peu commun.

Non, chez nous, point, Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l'Angleterre.

En scène, d'abord admirons La grâce de ces deux lurons, Grâce qui jamais ne s'altère.

De la halle on dirait deux forts :

Peut-être ce sont des milords.

Non, chez nous, point, Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur h l'Angleterre.

Ça, mesdames, qu'en pensez-vous?

C'est à vous déjuger les coups.

Quoi! ce spectacle vous atterre?

Le sang jaillit... battez des mains.

Dieux! que les Anglais sont humains!

Non, chez nous, point.

Point de ces coups de poing Qui font lant d'honneur a FAnghUerre.

Anglais, il faut vous suivre en toul.

Pour les lois, la mode et le goût, Même aussi pour l'art militaire.

Vos diplomates, vos chevaux.

N'ont pas épuisé nos bravos.

Non, chez nous, point. Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l'Angleterre,

Page 1