LE CENSEUR
Air de la Robe et des Boites,
On me disait : Il est temps d'être sage; Au Pinde aussi l'on change de drapeaux.
Tentez la gloire, et, dans un grand ouvrage, Pour le théâtre abdiquez les pipeaux.
De mes refrains j'ai repoussé le livre; Mais, quand j'invoque et Thalie et sa sœur.
Leur voix me crie : Ah! que Dieu nous délivre, Nous délivre au moins du censeur.
La Liberté, nourrice du génie, 'Voit les Beaux-Arts pleurant sur son cercueil : Qui va d'un joug subir l'ignominie A de son vers d'avance éteint l'orgueil.
Réponds, Corneille, oserais-tu revivre?
Et toi, Molière, ïidmirable penseur?
Non, dites-vous; ou que Dieu vous délivre, Vous délivre au moins du censeur.
Tu veux encor ravir le feu céleste.
Jeune homme épris des lauriers les plus beaux,
Quand la censure , à son rocher funeste ,
De ton génie a promis les lambeaux !
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Ferrctui , KdUeur