‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 4)Chapitre 30 sur 94 · II · texte numérisé non relu

II

» Dieu le regarde, et Toiseau ranimé » Vole en chantant braver d'autres orages. »

Et puis la fée, avec de gais refrains, Calmait le cri de mes premiers chagrins.

(( Tous les plaisirs, sylphes de la jeunesse, » Éveilleront sa lyre au sein des nuits.

» Au toit du pauvre il répand Tallégresse; » A Topulence il sauve des ennuis.

)) Mais quel spectacle attriste son langage?

» Tout s'engloutit, et gloire et liberté ; » Comme un pêcheur qui rentre épouvanté, » Il vient au port raconter leur naufrage. »

Et puis la fée, avec de gais refrains.

Calmait le cri de mes premiers chagrins.

Le vieux tailleur s'écrie : « Eh quoi ! ma fille )) Ne m'a donné qu'un faiseur de chansons!

» Mieux jour et nuit vaudrait tenir l'aiguille » Que, faible écho, mourir en de vains sons. » « Va, dit la fée, à tort tu t'en alarmes; )> De grands talents ont de moins beaux succès. » Ses chants légers seront chers aux Français, » Et du proscrit adouciront les larmes. »

Et puis la fée, avec de gais refrains, Calmait le cri de mes premiers chagrins.

Amis, hier j'étais faible et morose, L'aimable fée apparait à mes yeux.

Ses doigts distraits effeuillent une rose; Elle me dit : « Tu te vois déjà vieux.

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)) Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage *y )) Aux cœurs vieillis s'offre ud doux souvenir. » Pour te fêter tes amis vont s'unir :

)) Longtemps près d'eux revis dans un autre âge. » Et puis la fée, avec ses gais refrains, Conune autrefois dissipa mes chagrins.

bis.

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