NOVEMBRE
Air do ni Dtoobeit.
Voyez ce vieux marquis Nous traiter en peuple conquis;
Son coursier décharné De loin chez nous l’a ramené.
Vers son vieux castel Ce noble mortel Marche en brandissant Un sabre innocent.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Aumôniers, châtelains,
Vassaux, vavassaux et vilains.
C’est moi, dit-il, c’est moi Qui seul ai rétabli mon roi.
ia aa a&a&a&s.
Mais s'il ne me rend Les droits de mon rang, Avec moi, corbleu !
Il verra beau jeu.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Pour me calomnier,
Bien qn'on ait parlé d’un meunier, Ma famille eut pour chef Un des fils de Pépin-le-Bref.
D'après mon blason,
Je crois ma maison Plus noble, ma foi,
Que celle du roi.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Qui me résisterait?
La marquise a le tabouret.
Pour être évêque un jour,
Mon dernier fils suivra la cour.
Mon fils le baron,
Quoique un peu poltron, Veut avoir des croix :
11 en aura trois.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Vivons donc en repos.
Mais l'on m’ose parler d’impêts !
A l'état, pour son bien,
Un gentilhomme ne doit rien.
Grâce à mes créneaux,
A mes arsenaux ,
Je puis au préfet Dire un peu son fait.
Chapeau bas 1 chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Prêtres que nous vengeons, Levez la dlme et partageons ;
Et toi, peuple animal,
Porte encor le bàt féodal.
Seuls nous chasserons.
Et tous vos tendrons
Subiront l'honneur Du droit du seigneur.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
Curé, fais ton devoir ; Remplis pour moi ton encensoir.
Vous, pages et varlets, Guerre aux vilains, et rossez-les !
Que de mes aïeux Ces droits glorieux Passent tout entiers A mes héritiers.
Chapeau bas ! chapeau bas !
Gloire au marquis de Carabas !
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