‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 118 sur 323 · LES CAPUCINS · texte numérisé non relu

LES CAPUCINS

Air . Fret è’ia vertu, pas trop t’es faut.

llénis soient la Vierge et les saints : |

(in rétablit les capucins ! I

Moi, qui fus capucin indigne,

Je vais, ma petite Fanchon,

Du Seigneur vendanger la vigne,

En reprenant le capuchon.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins !

Fancbou, pour vaincre par surprise Les philosophes trop nombreux,

Qu’en vrais cosaques de l'église,

Les capucins marchent contre eux.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins!

La faim désole nos provinces ;

Mais la piété l'en bannit.

Chaque fête, grâce à nos princes,

On peut vivre de pain bénit.

Bénis soient la Vierge et les saints :

Ou rétablit les capucins !

L'église est l'asile des cuistres;

Mais les rois en sont les piliers :

Et bientôt le banc des ministres Sera le banc des marguilliers.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins!

Pour tâter de l'agneau sans taches,

Nos soldats courent s'attabler ;

Et devant certaines moustaches On dit qu'on a vu Dieu trembler.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins !

Nos missionnaires font rendre Aux bonnes gens les biens de Dieu :

Ils marchent tout couverts de cendre :

C’est ainsi qu'on couvre le feu.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins !

Fais-toi dévote aussi, Fanchette :

Vas, il n’est pas de sot métier.

Mais qu’avec nous deux, en cachette, Le diable crache au bénitier.

aasjsia vaaaaaa.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins !

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