PAR I.A NOII.RMR D’HAITI AUX TROIS GRANDS ALLIES. — DÉCEMBRE 4M
■ Air*, b tacip.
Christophe est mort, et du royaume ta noblesse a recours à vous.
Imputé miuhtériel oppon* à M. Dupont, dam le* departement de l’Hurt*.
François, Alexandre, Guillaume,
Prenez aussi pitié de nous.
Ce n'est point pays limitrophe,
Mais le mal fait tant de progrès !
Vite un congrès * * ••• !
Deux, trois congrès !
Quatre congrès !
Cinq congrès ! dix congrès !
Princes, vengez ce bon Christophe,
Roi digne de tous vos regrets.
Il tombe après avoir fait rage Contre les peuples maladroits Qui, du troue écartant Forage,
Pour l'affermir, bornent ses droits.
A réfuter maint philosophe Scs canons étaient toujours prêts.
Vite un congrès !
Deux, trois congrès 1 Quatre congrès !
Cinq congrès ! dix congrès !
Princes, vengez ce bon Christophe;
Roi digne de tous vos regrets.
Malgré 1a trinité royale.
Malgré la sainte Trinité ",
Notre nation déloyale A proclamé sa liberté.
Pour l'Esprit-Saint quelle apostrophe.
Lui qui dicte tous vos décrets I Vite un congrès !
Deux, trois congrès !
Quatre congrès !
Cinq congrès! dix congrès!
Princes, vengez ce bon Christophe,
Roi digne de tous vos regrets.
Avec respect traitez l'Espagne :
Votre maître y perdit scs pas.
Naple est un pays de Cocagne:
Mais des volcans n approchez pas"\
• On sait combien de congres avaient déjà été tenus par les souverains et leurs ministre*.
y Dans 1rs nctes de In Saleté-Alliance, présidé» par I» roy.tlqu. Alexandre, la Trinité et ir Saint-Esprit étaient toujours invoques.
••• L'Espagne »l Naples «talent alors »n révolution.
Vous taillerez en pleine étoffe ;
Venez chez nous par un vent frais.
Vite un congrès !
Deux, trois congrès!
Quatre congrès !
Cinq congrès ! dix congrès !
Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tous vos regrets,
Dons Quichottes de l'arbitraire, Allons, morbleu, de la valeur !
Ce monarque était votre frère ;
Ces rois sont de même couleur, exploiter une catastrophe S'accorde avec vos plans secrets.
Vite un congrès !
Deux, trois congrès !
Quatre congrès !
Cinq congrès ! dix congrès !
Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tous vos regrets.
Ai: d: 1j Sîtcbirt.
Pan ! pan ! est-ce ma brune,
Pau ! pan ! qui frappe en bas?
Pan ! pan ! c'est la Fortune :
Pan ! pan ! je n'ouvre pas.
Tous mes amis, le verre en main, De joie enivrent ma chambrette.
Nous n'attendons plus que Lisette :
Fortune, passe ton chemin.
Pan ! pan ! est-ce ma brune,
Pan ! pan ! qui frappe en bas '! Pan ! pan ! c'est la Fortune :
Pan ! pan ! je n'ouvre pas.
Si l'on en croit cc quelle dit,
Son or chez nous ferait merveilles.
Mais nous avons là vingt bouteilles, Et le traiteur nous fait crédit.
Pan ! pan 1 est-ce ma brune.
Pan ! pan ! qui frappe en bas ?
Pan ! pan ! c'est la Fortune:
Pan! pan! je n'ouvre pas.
Elle offre perles et rubis.
Manteaux d’une richesse extrême.
Eh ! que nous fait la pourpre même ?
Nous venons d ôter nos habits.
Pan ! pan ! est-ce ma brune.
Pan ! pan ! qui frappe en bas ?
Pan ! pan ' c'est la Fortune :
Pan ! pan ! je n'ouvre pas.
Elle nous traite en écoliers,
Parle de gloire et de génie.
Hélas ! grâce à la calomnie,
Nous ne croyons plus aux lauriers.
Pan ! pan ! est-ce ma brune,
Pan ! pan ! qui frappe en bas?
Pan ! pan ! c'est la fortune :
Pan ! pan ! je n’ouvre pas.
I.oiu des plaisirs, point ne voulons Aux cieux être lancés par elle :
Sans même essayer la uacelle,
Nous voyons s'enfler ses ballons.
Pan ! pan ! est-ce ma brune,
Pan ! pan ! qui frappe en bas ?
Pan ! pan ! c'est la Fortune :
Pan! pan! je n’ouvre pas.
Mais tous nos voisins attroupés Implorent ses faveurs traîtresses :
Ah ! chers amis, par nos maîtresses Nous serons plus gaiment trompés.
Pan ! pau ! est-ce ma brune,
Pan ! pan ! qui frappe en bas?
Pan ! pan ! c'est la Fortune :
Pan ! pan ! je n'ouvre pas.
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louis xr.
l:r : Sans.ua p'til h a far a À,. ,3 • 2ii j, y fa jb j, Btatp!-.a.
Heureux villageois, dansons :
■ Sautez, fillettes Et garçons !
Unissez vos joyeux sons,
Musettes Et chansons !
Notre vieux roi, caché dans ces tourelles,
Louis, dont nous parions tout bas,
\ eut essayer, au temps des Heurs nouvelles.
S'il peut sourire à nos ébats.
Heureux villageois, dansons Sautez, fillettes Et garçons !
.Unissez vos joyeux sons,
Musettes
' - * . ■ Et chansons !
Quand sur nos bords on rit, on chante, on aime, Louis se retient prisonnier :
11 craint (es grands, et lé peuple, et Dieu même; Surtout il craint son héritier.
Heureux villageois, dausons :
Sautez, fillettes Et garçons !
■ Unissez vos joyeux sons.
Musettes Et chansons !
, Voyez ici briller cent hallebardes Au feu d'un soleil pur et doux.
N’entcnd-on pas le Qui vire des gardes,
‘ Qui se mêle au bruit des verroux ?
Heureux villageois, dansons :
Sautez, fillettes Et garçons !
*• On sait que ce -roi , retint au Plessis-lex-Tour* avec Tristan, confident et exécuteur d«* ses cruauté*, voulait vçir quelquefois les payons danser devant les fenêtres de son châleuu.
i£>\î/2s au»
Unissez vos joyeux sons,
Musettes Et chansons
Il vient ! il vient ! Ah ! du plus humhlc chaume Ce roi peut envier la paix.'
Le voyez-vous comme un pâle fantôme.
A travers ces barreaux épais ?
Heureux villageois, dansons :
Sautez, fillettes Et garçons !
Unissez vos joyeux sons.
Musettes Et chansons !
Dans nos hameaux quelle image brillante Nous nous faisions d'un souverain ï Quoi ! pour le sceptre une main défaillante! Pour la couronne un front chagrin !
Heureux villageois, dansons :
Sautez, fillettes . Et garçons !
Unissez vos joyeux sons.
Musettes
'■'"-Et chansons !
Malgré nos chants, il se trouble, il frissonne : L’horloge a causé son effroi :
Ainsi toujours il prend l’heure qui sonne,
Pour un signal de son beffroi.
Heureux villageois, dansons :
Sautez, fillettes Et garçons !
Unissez vos joyeux sons,
Musettes Et chansons !
Mais notre joie, hélas ! le désespère ;
Il fuit avec son favori.
Craignons sa haine, et disons qu'en bon père A ses enfants il a souri.
Heureux villageois, dansons :
Sautez, fillettes Et garçons ’
l'uisscz vos joyeux sous.
Musettes Et chansons 1
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