‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 180 sur 323 · I.es jésuit' et cætera · texte numérisé non relu

I.es jésuit' et cætera

Pour son argent j' crois qu' la foule A bien 1' droit d’ former un vœu ; N'est-c’ que quand la maison croule Qu’on permet d' crier au feu?

N' cessons pas.

Chers amis, d' marcher au pas.

Au lieu d' monter à la Chambre, Nous aurions bien dû, je 1’ sens,

Des injur's de plus d'un membre D’mander raison aui trois ceuts.

La Charte qu'on y tiraille Est leur rempart; mais, au fond,

On peut franchir c'te muraille Par les brèches qu'ils y fout.

N' cessons pas,

Chers amis, d' marcher au pas.

Au château faire 1’ service Sans eartoucb’s pour se garder ;

En voir donner à chaqu' Suisse ;

En arrièr' ça fait r'garder.

Qui rétrograde se blouse ;

Cens d' la cour, sauf vot' respect.

Vous risque* quatre-vingt-douze Pour ravoir quatre-vingt-sept!

N’ cessons pas.

Chers amis, d' marcher au pas. ’ *

Puisqu' Mont-Rouge nous menace,

Et rèy’ queiqu' Saint-Bartliélmy, Préparons-nous, quoi qu'on fasse,

A repousser l'ennemi.

Quand vers un' perte certaine .

L navire est conduit foU’ment, lin dépit du capitaine Faut sauver le bâtiment.

N’ cessons pas.

Chers amis, d’ marcher au pas.

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