‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 222 sur 323 · I.'cau te réfléchit grande et belle · texte numérisé non relu

I.'cau te réfléchit grande et belle

Ton sein forme un heureux contour.

A qui ta voile ohéit-clie?

Est-ce au Zéphir? est-ce il l’Amour?

Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux, l'onde est calme et limpide, Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

De quel espoir mon cœur s'enivre !

Tu veux m'arracher de ce fort.

Libre par toi, je vais te suivre ;

Le bonheur est sur l'autre bord.

Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux, l’onde est calme et limpide; Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

Tu t’arrêtes, et ma souffrance Semble mouiller tes yeux de pleurs.

Hélas ! semblable à l'Espérance,

Tu passes, tu fuis, et je meurs.

Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux. Fonde est calme et limpide. Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

L’illusion m'est donc ravie !

, Mais non : vers moi tu tends la main.

Astre de qui dépend ma vie,

Pour moi tu brilleras demain.

Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux, Fonde est calme et limpide, Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

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