‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 53 sur 323 · AOUT · texte numérisé non relu

AOUT

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Quoique leurs chapeaux soient bien laids, God dam.' moi j'aime les Anglais :

Us ont un si bon caractère !

Comme ils sont polis, et surtout Que leurs plaisirs sont de bon goût !

Non, chez nous, point,

Point de ces coups de poing Qui font tant d’honneur à l'Angleterre.

Voilà des boxeurs à Paris :

Courons vite ouvrir des paris,

Et même par-devant notaire.

Us doivent se battre un contre un ;

Pour des Anglais c'est peu commun.

Non, chez nous, point,

Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l'Angleterre.

En scène, d'abord admirons La grâce de ces deux lurons,

Grâce qui jamais ne s'altère.

De la halle on dirait deux forts :

Peut-être ce sont des milords.

Non, chez nous, point,

Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l’Angleterre,

Cà, mesdames, qu'en pensez-vous?

C'est à vous de juger les coups.

Quoi ! ce spectacle vous atterre ?

Le sang jaillit... battez des mains.

Dieu ! que les Anglais sont humains !

Non, chez nous, point,

Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l'Angleterre.

Anglais! il faut vous suivre en tout,

Pour les lois, la mode et le goût,

<§ tti §>

Même aussi pour l’art militaire.

Vos diplomates, vos chevaux N'ont pas épuisé nos bravos.

Non, chez nous, point,

Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l’Angleterre.

îfflimamnnmnnmmmnmummnmmim*.

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