‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 70 sur 323 · LE VOISIN · texte numérisé non relu

LE VOISIN

Ait : St ! qu'ol-tt qu'ça niait i imi.

Je veux, voisin et voisine, Quitter le ton libertin ;

J’ai pour oncle un sacristain ,

Et pour sœur une béguine.

Mais le diable est bien fin ; Qu'en dites- vous, ma voisine?

Mais le diable est bien fin ; Qu’en dites-vous, mon voisin?

Paul, docteur en médecine, Craint, pour le fil de nos jours.

Que le vin et les amours

N'usent trop tôt la bobine :

Eh ! ti du médecin ;

Qu’en dites- vous , ma voisine ?

Eh ! ü du médecin ;

Qu'en dites-vous , mon voisin ?

L embonpoint de Joséphine Eait demander ce que c'est ; Moi, je crois que son corset Lui rend la taille moins fine.

C’est l'effet du basin ;

Qu'en dites- vous, ma voisine?

C'est l’effet du basin ;

Qu’en dites-vous, mon voisin?

Mademoiselle Justine

Met au monde un gros poupon :

L’un dit que c’est un dragon,

L autre un soldat de marine.

Je le crois fantassin ;

Qu’en dites- vous, ma voisine?

Je le crois fantassin ;

Qu’en dites-vous, mon voisin ?

Depuis peu chez ma cousine, Qui jeûnait en carnaval,

Je vois certain cardinal,

Et trouve bonne cuisine :

Serait-il mon cousin ?

Qu’en dites-vous, ma voisine?

Serait-il mon cousin ?

Qu’en dites-vous, mon voisin ?

I ne actrice qu’on devine,

Veut, pour plaire à dix rivaux, Inventer des coups nouveaux Au doux jeu qui les ruine :

C’est un fort beau dessein ; Qu’en dites-vous, ma voisine ?

C’est un fort beau dessein; Qu’en dites-vous, mon voisin ?

Faut-il qu’une affreuse épine Se mêle aux fleurs de Cypris !

Pour ce poison de Paris Que n’est-il une vaccine?

Cela serait divin ;

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