LE VOISIN
Ait : St ! qu'ol-tt qu'ça niait i imi.
Je veux, voisin et voisine, Quitter le ton libertin ;
J’ai pour oncle un sacristain ,
Et pour sœur une béguine.
Mais le diable est bien fin ; Qu'en dites- vous, ma voisine?
Mais le diable est bien fin ; Qu’en dites-vous, mon voisin?
Paul, docteur en médecine, Craint, pour le fil de nos jours.
Que le vin et les amours
N'usent trop tôt la bobine :
Eh ! ti du médecin ;
Qu’en dites- vous , ma voisine ?
Eh ! ü du médecin ;
Qu'en dites-vous , mon voisin ?
L embonpoint de Joséphine Eait demander ce que c'est ; Moi, je crois que son corset Lui rend la taille moins fine.
C’est l'effet du basin ;
Qu'en dites- vous, ma voisine?
C'est l’effet du basin ;
Qu’en dites-vous, mon voisin?
Mademoiselle Justine
Met au monde un gros poupon :
L’un dit que c’est un dragon,
L autre un soldat de marine.
Je le crois fantassin ;
Qu’en dites- vous, ma voisine?
Je le crois fantassin ;
Qu’en dites-vous, mon voisin ?
Depuis peu chez ma cousine, Qui jeûnait en carnaval,
Je vois certain cardinal,
Et trouve bonne cuisine :
Serait-il mon cousin ?
Qu’en dites-vous, ma voisine?
Serait-il mon cousin ?
Qu’en dites-vous, mon voisin ?
I ne actrice qu’on devine,
Veut, pour plaire à dix rivaux, Inventer des coups nouveaux Au doux jeu qui les ruine :
C’est un fort beau dessein ; Qu’en dites-vous, ma voisine ?
C’est un fort beau dessein; Qu’en dites-vous, mon voisin ?
Faut-il qu’une affreuse épine Se mêle aux fleurs de Cypris !
Pour ce poison de Paris Que n’est-il une vaccine?
Cela serait divin ;