‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 78 sur 323 · LÀ PRISONNIÈRE ET LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LÀ PRISONNIÈRE ET LE CHEVALIER

«OIUSCE UE CMrXLUU, iH.HK A LA MOUE.

âir « üiB.

« Ab ! s'il passait un chevalier » Dout le cœur fût tendre et fidèle,

« Et qu’il triomphât du geôlier - Qui me retient dans la tourelle,

« Je bénirais ce chevalier. »

Par là passait un chevalier A l'honneur, à l'amour fidèle :

» Dame, dit-il, quel dur geôlier ■ Vous retient daus cette tourelle?

• Est-il prélat ou chevalier?

• C'est mon époux, bon chevalier,

> Qui veut que je lui sois fidèle,

« Et qui me laisse, en vieux geôlier,

» Coucher seule daus la tourelle.

« Délivrez-moi, bon chevalier.

Soudain le jeune chevalier,

A qui son bon ange est fidèle,

Trompe les regards du geôlier,

Et pénètre dans la tourelle.

Honneur, honneur au chevalier !

La prisonnière au chevalier Fait promettre un amour fidèle.

Puis se venge de son geôlier Sur le grabat de la tourelle.

Soyez heureux, beau chevalier !

Alors et dame et chevalier,

Sautant sur un coursier fidèle,

Vont au nez du mari-geôlier Jeter les clefs de la tourelle.

Puis, adieu dame et chevalier.

Honneur aux galants chevaliers !

Honneur à leurs dames fidèles !

Contre l’hymen et ses geôliers,

Dans les palais, dans les tourelle-i,

Dieu protégeait les chevaliers.

rajæœ! ”rrmnr.ïmïimmmmtmiimtu^

Page 1