‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 87 sur 323 · LES ROMANS · texte numérisé non relu

LES ROMANS

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Air : J'ai vs pstiwt ta es wjijts.

Tu veux que pour toi je compose Un long roinan qui fasse effet.

A tes vœux ma raisou s'oppose ,

Un long roman n'est plus mon fait.

Quand l'homme est loin de son aurore, Tous les romans deviennent courts ;

F.t je ne puis longtemps encore Prolonger celui des amours.

Heureux qui peut dans sa maîtresse Trouver l’amitié d une sœur!

Des plaisirs je te dois l'ivresse,

Et des tendres soins la douceur.

Des héros, des prétendus sages les longs romans, qui font pitié,

Ne vaudront jamais quelques pages Du doux roman de l'amitié.

Triste roman que notre histoire !

Mais, Sophie, au sein des amours,

De ton destin, j'aime à le croire, les plaisirs charmeront le cours.

Ah ! puisses-tu, vive et jolie,

Longtemps te couronner de fleurs,

F.t sur le roman de la vie Ne jamais répandre de pleurs !

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