CENT-JOURS, MAI ISIS
lit . Icn d’un csiti. j' rat lire tçicurisn
Quoi! c’est donc bien vrai qu’on parie Qu’ l’enn'mi va tout r'mettre chez nous Sens sus d’ssous.
L' Palais-Royal, qu’est not' patrie,
S’en réjouirait ;
Chacun son intérêt.
Aussi point d’ fille qui ne crie :
Viv' nos amis,
Nos amis les enn’mis!
D’ nos Français j' connaissons l’s astuces;
Ils n’ sont pas aussi bons chrétiens Qu’ les Prussiens.
Comm’ l’argent pleuvait quand les Russes Fsaient hausser d’ prix Tout’s les filles d’ Paris !
J’ n’avions pasl’ temps de chercher nos puces. Viv’ nos amis,
Nos amis les enn’mis !
Mais, puisqu'ils r’vienn’t, faut les attendre.
Je r’verrons Bulof, Titchakof,
Et Platof ;
L’ bon Saken, dont 1' cœur est si tendre,
Et puis ce cher...
Ce cher monsieur Blücher :
Ils nous donnront toute' qu’ils vont prendre. Viv’ nos amis,
Nos amis les enn'mis !
Tirés qu- les plum's de coq vont r’ paraître. J" secourons, d’ façon à 1’ fair’ voir,
Not mouchoir.
Quant aux amants, j' dois en r'connailre,
Ça tomh' sous T sens,
Au moins deux ou trois cents.
Pour leur entré' louons un’ fenêtre.
Viv' nos amis,
Nos amis les enn'mis !
J’ conviens que d’ certains honnêt's femmes Tout autant qu'nous en ont pincé L’an passé :
t qu'nos cosaqu's pleins d' leurs bell's flammes. Prenaient l’chcmin Du faubourg Saint-Germain.
Malgré T tort qu nous ont fait ces dames. Viv’ nos amis,
Nos amis les enn'mis!
Les affair's s'ront bientôt bâclées.
Si j’en crois un vieux libertin D' sacristain.
Quand y aurait queuqu's maisons d' brûlées, Queuqu's gens d'occis,
C'est 1' cadet d' nos soucis.
Mais j' rirai bien si j' somm’s violées.
Viv’ nos amis,
Nos amis les enn'mis !