‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger :Chapitre 37 sur 129 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

AiA : Faut tf la vertu, pat trop ueti fUut.

Puisque le tyran est à bas, | ^.

Laissez-nous prendre nos ébats. )

Aux maîtres des cérémonies Plaise ordonner que, dès demain, Entrent sans laisse aux Tuileries Les chiens du faubourg Saini-Germam.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébati>.

Des chiens dont le pavé se couvre Distinguez-nous à nos colliers.

On sent que les honneurs du Louvre Iraient mal à ces roturiei-s.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.

Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés.

Nous avons laissé, sans mot dire,

Puisque le tyran est à bas, F^aissez-nous prendre nos ébats.

Quand nos dames reprennent vile Les barbes et le caraco, Quand on refait de Teau bénite, Remettez-nous m statu qno.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.

Nous promettons, pour cette grâce, Tous, hors quelques barbets honteux, De sauter pour les gens en place, De courir sur les malheureux.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.

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