LE VOISIN
ÂiH : Eh! qu'esl-ce qu' ça m' fhU à mot?
Je veux, voisin et voisine, Quitter le ton libertin ; J*ai pour oncle un sacristain « Et pour sœur une béguine.
Mais le diable est bien fin ; (Ju'en dites-vous, ma voisine?
Mais le diable est bien fin ; Uu*en dites-vous, mon voisin?
Paul, docteur en médecine, Craint, pour le fil de nos jours, (Jue le vin et les amours N'usent trop tôt la bobine.
£h! fi du médecin; Qu'en dites-vous, ma voisine?
Eh! fi du médecin; Qu*en dites-vous, mon voisin?
C*est un fort beau dessein ;
Qu'en dites-vous, ma voisine?
C'est un fort beau dessein;
Qu'en dites-vous, mon voisin?
Faut-il qu'une affreuse épine Se mêle aux fleurs de Cypris! Pour ce poison de Paris Que n'est-il une vaccine!
Gela serait divin ; Qu'en dites-vous, ma voisine?
Cela serait divin ; Qu'en dites-vous, mon voisin?
D'aucun mal, je l'imagine, Notre quartier n'est frappé :
Là, point de mari trompé.
Point de femme libertine.
C'est un quartier fort sain ; Qu'en dites-vous, ma voisine?
C'est un quartier fort sain ; Qu'en dites-vous, mon voisin?
DE BÉRANGER. Ul
A sonner un bapléme !
Aux maris j'en demande pardon.
Digy din, don, din^ digue, digue, don!
De Tenfant quel peut être le père?
N'esl-ce pas mon voisin le banquier?
Les cadeaux mènent vite une affaire.
Sonnons fort : il est gros morguillior.
Digue, digue, dig, din, dig, din, don!
Ahl que j'aime A sonner un baptême !
Aux maris j'en demande pardon. Dig, din, don, din, digue, digue, don!
Si j'osais, je dirais que le maire S'est créé ce petit échevin ; Je l'ai vu chiffonner la commère.
Sonnons fort : je boirai de son vin.
Digue, digue, dig, din, dig, din, don!
Ah! que j'aime A sonner un baptême !
Aux maris j'en demande pardon.
Dig, din, don, din, digue, digue, don!
Je crois bien que notre grand vicaire Aura mis le doigt au bénitier.
Depuis peu ma fille a su lui plaire.
Sonnons fort, pour l'honneur du métier!
DE BÉRANGER. iiÔ
Digue, digue, dig, din, dig, diii, don !
\ Il f #vii/^ i'oa*Vk^