L'OPINION DE CES DEMOISELLES
CENT-JOURS, MAI 1815 Air : Nom cPiin chien, f veut être épicttrien!
Quoi ! c*cst donc bien vrai qu'on parie Ou' Tenn'mi va tout r'metlre chez nous
Sens sus d'ssous.
1/ Palais-Royal, qu'est not' patrie, S'en réjouirait; Chacun son intérêt.
Aussi point d' fille qui ne crie :
Viv' nos amis, Nos amis les enn'mis!
D'nos Français j' connaissons l's astuces; Ils n' sont pas aussi bons chrétiens
Qu' les Prussiens.
Comm' l'argent pleuvait quand les Russes F' saient hausser d' prix Toui's les filles d' Paris!
J' n'avions pas l' temps d' chercher nos puces.
Viv* nos amis, Nos amis les enn'mis !
Mais, puisqu'ils rWienn*t, faut les attendre. Je r* verrons Bulof, Titchakof,
Et Platof ; L' bon Saken, dont V cœur est si tendre, Et puis ce cher. , .
Ce cher monsieur BlQcher :
Ils nous donneront tout c' qu ils vont prendre. Viv'nos amis.
Nos amis les enn'mis!
Drès qu' les plum's de coq vont reparaître, y secouerons, d' façon à V fair' voir,
Not* mouchoir.
Quant aux amants, j* dois en r connaître, Ça tomb'sous l'sens, Au moins deux ou trois cents.
Pour leur entré' louons un' fenêtre.
Viv' nos amis.
Nos amis les enn'mis!
J' conviens que d' certain's honnêt's femmes Tout autant qu' nous en ont pincé
L'an passé ; Et qu' nos Cosaqu's, pleins d' leurs bell's flammos, Prenaient V chemin Du faubourg Saint-Germain.
Malgré 1 tort qu' nous ont fait ces dames.
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r,M.,.M, IMn
DE BÉRANGEH. 175
Viv' nos amis, Nos amis les enn'mis !
Je vais au palais d'une altesso, Et j'achète un habit de cour.
Déjà, îne tirant par l'oreille, L'ambition hâte mes pas, Et mon riche habit me conseille D'apprendre à m'incliner bien bas.
Déjà Ton me fait politesse, Déjà l'on m'attend au retour.
Ah! quel beau jour!
Je vais saluer une altesse, Et je porte un habit de cour.
N'ayant point encor d'équipage, Je pars à pied modestement.
Quand de bons vivants, au passage.
M'offrent un déjeuner charmant.
J'accepte; niais que l'on se presse, Dis-je à ceux qui me font ce tour.
Ah! quel beau jour!
Messieurs, je vais voir une altesse; Respectez mon habit de cour.
Le déjeuner fait, je m'esquive; Mais l'un de nos anciens amis Me réclame, et, joyeux convive, A sa noce je suis admis.
Nombreux flacons, chants d'allégresse.
De notre table font le tour.
Ah! quel beau jour!
 qui voudra voir Son Altesse Je donne mon habit de cour.