‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger :Chapitre 62 sur 129 · A MON AMI DÉSAUGIERS · texte numérisé non relu

A MON AMI DÉSAUGIERS

QUI VENAIT n'ÊTRR KOMMB DIRECTEUR DO VADDKVILI.K

DÉCEMBRE 1815 A m : ÎM Catacoua.

Bon Désaugiers, mon camarade.

Mets dans tes poches deux flacons, Puis rassemble, en versant rasade, Nos auteurs piquants et féconds.

Ramène-les dans l'humble asile

DE BÉRÂN6ER. 181

On renaît le joyeux refrain.

Eh! va ton train, Gai boute-en-train I Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Rends-lui, s*il se peut, le cortège Qu'à la Foire il a fait briller :

L'ombre de Panard te protège ; Yadé semble te conseiller.

Fais-nous apparaître à la file] Jusqu'aux enfants deTabarin.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train, Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Au lieu de fades épigrammes.

Qu'il aiguise un couplet gaillard :

Collé, quoi qu'en disent nos dames, Est un fort honnête égrillard.

La gaudriole, qu'on exile.

Doit refleurir sur son terrain.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train I Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Malgré messieurs de la police, Le vaudeville est né frondeur :

Des abus fais ton bénéfice, Force les grands à la pudeur.

Dénonce tout flatteur servile A la gaieté du souverain.

Ehl va ton train.

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bieaen train, tous on train, £t rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Sur la scène, où plus à son aise Avec toi Momus va siéger, Relève la gaieté française A la barbe de Tétranger.

La chanson est une arme utile Qu'on oppose à plus d'un chagrin.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train !

Mets^nous en train, bien en train, tous on (rain, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Verse, ami, verse donc à boire ; Que nos chants reprennent leur cours :

Il nous faut consoler la gloire, 11 faut rassurer les amours.

Nous cultivons un champ fertih»

Qui n'attend qu'un ciel plus serein.

DE BÉRANGEH. 183 {

Eh! va ton train, Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au YaudeTille Ses grelots et son tambourin.

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