L'IVROGNE ET SA FEMME
Aiu : Qu4tfui Us àœufs vota deux à deux.
Trinquons, et toc, et tin, tin, tin!
Jean, tu bois depuis le malin.
Ta femme est une vertu ; /
Ce soir tu seras battu. )
Tandis que dans sa mansarde Jeanne veille, et qu'il lui tarde De voir rentrer son mari.
Maître Jean, à la guinguette, À ses amis en goguette.
Chante son refrain chéri :
Trinquons, et toc, et tin, tin, tin!
Jean, lu bois depuis le matin.
Ta femme est une vertu :
Ce soir tu seras battu.
Jeanne pour moi seul est tendre, Dit-il ; laissons-la m'attendre.
iMais, maudissant son époux, Jeanne, la puce à l'oreille, fiai sa châtie, que réveille l.a tendresse des matous.
DE BÉRÂN6ER. 207
Quand on attend son époux!
Ma vengeance est bien modeste ; Avec lui je suis en reste :
Il a bu plus de dix coups.
Trinquons, et toc, et tin, tin, tin !
Jean, tu bois depuis le matin.
Ta femme est une vertu :
Ce soir tu seras battu.
A demain ! se dit le couple :
L'époux rentre, et son dos souple M'en subit pas moins l'arrêt.
Il s'écrie : Amour fait rage !
Demain, puisque Jeanne est sage, Répétons au cabaret :
Trinquons, et toc, et tin, tin, tin !
Jean, tu bois depuis le matin.
Ta femme est une vertu : ) Ce soir tu seras battu. )