‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 115 sur 199 · A M. CHABAN · texte numérisé non relu

A M. CHABAN

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Uvoume, le 30 teplembre ISOi.

Monsieur, les ordres que j’al reçus m’ont obligé de partir si précipitamment, que j’eus à peine le temps de porter chez vous ma carte , à une

ÉCRITES DE FRANCK ET DTlALIE.

heure ou je ne pouvais espérer de vous trouver, manière de prendre con;;é de vous, bien contraire a mes projets. Car, après les marques de bonté dont vous m'avez honoré, j'étais dans le dessein de vous faire ma cour, et de profiter des dispositions favorables ou je vous voyais , pour rassembler et sauver ce qui se peut encore trouver dans vus bibliothèques de moines. Mais puisque mon service m'empêche de partager cette bonne œuvre, je veux au moins y contribuer par mes prières. Je vous conjure donc de vouloir bien ordonner que tous les manuscrits de la Itadia soient transportés à la bibliothèque publique de Saint-Laurent , et que l'on eherrhe ceux qui manquent d'après le catalogue existant. Je reconnus, il y a peu de temps, que déjà quelques-uns des plus importants avaient disparu; mais il sera facile d'en trouver des traces et d'empécher que ces monuments ne passent à l'étranger, qui en est avide , ou même ne périssent dans les malus de ceux qui les recèlent, comme il est arrivé souvent.

C'est le zèle de l'antiquité qui m'engage , Monsieur, à vous présenter cette humble requête. Je souhaite fort , je l'avoue, attirer votre attention sur ces objets, que la multitude des affaires vous peut faire perdre de vue. Songez qu'avec deux lignes vous allez conserver les titres de noblesse des Grecs et des Romains, et vous attirer tes bénédictionsdetoutcequ'ilyaurajamais d'antiquaires et d'énidits dans tous les siècles des siècles.

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